Les récentes signatures des internationaux Anthony Boric (29 ans, 24 sélections) et Stephen Donald (29 ans, 23 sélections) avec la franchise japonaise des Mitsubishi DynaBoars (2ème division japonaise) pour la prochaine saison, ont mis en évidence l’attrait des jeunes internationaux néo-zélandais pour le pays du soleil levant.

 

Si autrefois, la patrie des samouraïs et des sushi (bonjour les clichés) séduisait principalement les joueurs en fin de carrière ou les jeunes en recherche de temps de jeu, le vent du Pacifique apporte désormais sur les plages de Kamakura et d’ailleurs des talents reconnus et pas encore trentenaires à l’instar de Richard Kahui et Lelia Masaga (Honda Heat en 2ème division japonaise).

Les raisons de cette évolution n’ont rien d’extraordinaires : la bonne santé du rugby nippon et sa lente mais bonne progression, la proximité par rapport à la mère patrie, les facilités administratives en ce qui concerne le visa.

Le fait que la Super League se déroule sur une courte période (3 mois) pèse énormément dans la balance car cela signifie un moindre impact sur la condition physique des joueurs, et ce bien que les entraînements soient réputés pour leur dureté.

Bien évidement l’aspect lucratif liés aux contrats restent l’un des principaux éléments pris en compte dans ces choix de carrière. Ainsi un jeune All Black peut espérer gagner trois fois plus au Japon qu’en Nouvelle-Zélande, reporte The New-Zealand Herald.

Ce qui n’est pas sans rappeler le cas de Sonny Bill Williams. Mais lui comme Ma’a Nonu, Brad Thorn et autres Jerome Kaino, ont en quelque sorte servi d’éclaireurs pour la jeune génération.

Ce dernier a d’ailleurs été un des premiers grands noms du rugby néo-zélandais à partir pour le Japon après la Coupe du monde. Avec ces nouvelles signatures, le total des Blacks tentés par l’aventure japonaise après le titre en 2011 s’élève à 12, contre seulement 5 vers l’Europe.

Tout porte à croire que cette tendance va aller en s’accentuant dans les années à venir.

Car si jouer à l’étranger représentait un frein dans la quête du maillot noir flanqué de la fougère, c’est de moins en moins le cas aujourd’hui même si le boss des Blacks, Steve Hansen, n’apprécie pas toujours la démarche.

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