Les magasins japonais d’électroménager, d’habillement ou d’alimentation sont pris d’assaut par les consommateurs japonais. Ceux-ci achètent avant le 1er avril, date de la hausse de trois points de la taxe sur la consommation.

 

Les Japonais se ruent dans les magasins pour acheter moins cher avant la prochaine hausse de la taxe sur la consommation.

Le gouvernement du premier ministre conservateur Shinzo Abe a décidé de relever le 1er avril de 5 % à 8 % l’équivalent de la TVA française, pour sauver le système de protection sociale.

La dernière hausse de cette taxe, de 3 % à 5 %, remontait à 1997.

 

Financer les dépenses de santé

 

Au Japon, la dette publique dépasse les 200 % du produit intérieur brut (PIB), un record parmi les pays industrialisés. Les dépenses de santé ne cessent de grimper à mesure qu’augmente la population âgée.

Le premier ministre prend, avec cette hausse, le risque de freiner la reprise amorcée depuis son retour au pouvoir fin 2012. Il a pris soin d’assortir cette hausse de promesses supplémentaires de mesures de relance pour en atténuer les effets négatifs sur la consommation.

Selon Crédit Suisse, le produit intérieur brut du Japon (PIB) pourrait croître de 5 % en rythme annualisé durant le trimestre de janvier à mars, mais diminuer de 3,9 % au cours des trois mois suivants.

 

La Banque du Japon, bras armé de la lutte contre la déflation

 

La Banque centrale, déjà mise à contribution depuis un an par Shinzo Abe pour assouplir la politique monétaire dans le cadre de la stratégie « Abenomics », pourrait une fois de plus être appelée à la rescousse.

Le gouverneur de la Banque du Japon, Haruhiko Kuroda, juge le pays à mi-chemin mais sur la bonne voie pour en finir avec la déflation.

À son arrivée il y a un an, il a réformé la politique monétaire en ne s’attachant plus tant au taux directeur au jour le jour mais en ciblant une inflation de 2 % via un doublement de la masse monétaire en deux ans.

Cet assouplissement dit qualitatif et quantitatif passe par des rachats d’actifs, des bons du Trésor notamment, ainsi que des titres considérés comme relativement risqués, tels des fonds cotés en Bourse ou des fonds communs immobiliers japonais.

Ces mesures sont assorties de prêts à taux bas pour les banques finançant des entreprises.

 

Baisse spectaculaire du yen

 

Cette politique a fait baisser le yen de l’ordre de 20 à 25 % face au dollar et à l’euro. Ces derniers mois l’indice des prix au détail se situe à plus de + 1 %, même + 1,3 % en janvier. Cette hausse est due aux coûts renchéris de l’énergie importée.

La politique monétaire de Haruhiko Kuroda s’inscrit dans la stratégie à « 3 flèches » définie par le premier ministre Abe, aux côtés de largesses budgétaires et de réformes structurelles. Le tout est connu sous le nom d’« Abenomics ».

Il a pour but de faire entrer le Japon dans un cercle économique vertueux de hausse des salaires, des prix, de la consommation, des exportations et de la production.

 

Source: Lacroix

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