Selon trois chercheurs de l’université de Tokyo, nos lointains ancêtres peignaient des formes géométriques sur les murs des grottes sous l’influence de psychotropes. Explication.

 

La drogue c’est mal. Mais, à l’époque, les premiers homo sapiens ne le savaient pas encore. Selon des scientifiques de l’université de Tokyo, les hommes préhistoriques décoraient il y a 40 000 ans les parois des grottes sous l’effet de substances psychotropes, rapporte le DailyMail britannique évoquant une publication dans la revue scientifique Adaptative Behavior.

Du moins, de forts soupçons pèsent pour la réalisation de certaines forment les plus symboliques comme des grilles, des damiers, des spirales, des cônes, des tunnels ou encore des toiles d’araignées.

Selon trois chercheurs de l’université de Tokyo, Tom Froese, Alexander Woodward et Takashi Ikegami, ces peintures rupestres des hommes du paléolithique ont sans doute été réalisées sous l’effet de plantes hallucinogènes.

Ils auraient ensuite recréé sur les murs des grottes les formes abstraites qui se formaient dans leur cerveau pendant qu’ils « planaient ».

 

Des figures géométriques représentées dans le cerveau humain

 

« La prévalence de certains motifs géométriques dans la culture matérielle symbolique de nombreuses cultures préhistoriques, commençant peu après l’apparition de notre espèce biologique et se continuant dans certaines cultures autochtones jusqu’à aujourd’hui, est expliquée par des expériences hallucinatoires », indiquent dans leur publication les trois chercheurs.

Ils se sont appuyés sur des résultats de tests réalisés par ailleurs pour expliquer que, sous psychotrope, le cerveau humain « voit » des figures géométriques assez similaires à la structure du cerveau.

Ce phénomène s’appelle « instabilités de Turing », du nom du mathématicien britannique Alan Turing.

 

Des formes très chargées de signification

 

« Quand ces motifs visuels sont vus pendant les états altérés de la conscience, ils sont directement ressentis comme très chargés de signification », expliquent les chercheurs.

Cela explique pourquoi ils ont ensuite été reproduits sur les murs de grottes lors de rituels plus ou moins spirituels.

« Bien entendu, il reste à expliquer pourquoi ces motifs particuliers étaient autant considérés par les artistes et comment ces personnes sont devenues des artistes capables d’expression symbolique », ajoutent Tom Froese, Alexander Woodward et Takashi Ikegami.

40 000 ans plus tard, il reste encore quelques mystères sur nos ancêtres.

 

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Source: Metronews.fr

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