Le premier ministre japonais Shinzo Abe a formé mercredi un gouvernement censé redresser le pays et affirmer sa puissance économique et politique sur la scène internationale

 

Voici les principales figures de son équipe, issues du Parti libéral-démocrate (PLD, droite):

 

Taro Aso, ministre des Finances et services financiers

72 ans, un ténor du PLD. Il a été premier ministre de septembre 2008 à septembre 2009 après avoir occupé divers postes dans de précédents gouvernements. Cet héritier d’entrepreneur qui n’a pas sa langue dans sa poche est connu pour sa propension à dépenser sans compter. Il devra néanmoins composer avec une dette plus de deux fois supérieure au produit intérieur brut (PIB) et des recettes fiscales insuffisantes. Il sera également vice-premier ministre.

 

Fumio Kishida, ministre des Affaires étrangères

Ce proche de Shinzo Abe, âgé de 55 ans, a été plusieurs fois secrétaire d’Etat dans de précédents gouvernements PLD. Il est spécialiste de la présence des soldats américains sur l’île d’Okinawa et des îles Kouriles du Sud administrées par la Russie mais revendiquées par le Japon sous le nom de «Territoires du Nord». Il arrive aux Affaires étrangères au moment où le Japon traverse une crise diplomatique avec la Chine et doit surveiller les activités de la Corée du Nord dont le lancement d’une fusée a inquiété la région.

 

Itsunori Onodera, ministre de la Défense

Il prend à 52 ans un portefeuille sensible car la défense est un des chevaux de bataille de M. Abe qui veut rebaptiser les actuelles Forces d’autodéfense en «Armée de défense nationale». Joueur de tennis amateur, Onodera œuvra plusieurs années dans les coulisses diplomatiques du Japon et fut vice-ministre des Affaires étrangères d’un précédent gouvernement Abe en 2007.

 

Nobuteru Ishihara, ministre de l’Environnement chargé de la sécurité nucléaire

Agé de 55 ans, c’est l’un des fils de l’ex-gouverneur de Tokyo Shintaro Ishihara et une des personnalités fortes du PLD. A la tête du Ministère de l’environnement et de la sûreté nucléaire, il devra s’employer à convaincre la population de la nécessité de remettre en exploitation les réacteurs de l’Archipel jugés sûrs. Lui reviendra aussi le suivi du désastre de la centrale de Fukushima.

 

Toshimitsu Motegi, ministre de l’Economie, du commerce et de l’industrie

Cet ancien employé de maison de négoce et consultant économique qui a étudié aux Etats-Unis, hérite à 57 ans de l’un des portefeuilles les plus en vue. Il sera notamment chargé de redéfinir la politique énergétique de l’Archipel, deux ans après l’accident de Fukushima.

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