Le vieillissement de la population et le déclin de la population active mettent les entreprises japonaises en difficulté lorsqu’il s’agit de combler les postes vacants. Et les procédures trop formelles de recrutement, qui mettent la barre trop haut pour les candidats, n’arrangent rien.

 

Du coup, les entreprises échouent à trouver les candidats adéquats aux postes qu’elles souhaitent pourvoir, même lorsque ces postes requièrent peu de compétences : leurs exigences sont tellement élevées qu’elles sembleraient ridicules ailleurs.

Le CV type japonais ou Rirekisho, est beaucoup plus formel et réglementé que les CV en usage dans le monde occidental, explique Max Nisen de Quartz.

Certaines des exigences, telles que le format de la photo qui doit y figurer, sont faciles à remplir. En revanche, les choses se compliquent dans la section de la formation.

Alors que les Occidentaux se contentent souvent de citer leurs diplômes les plus importants dans leurs CV, les Japonais doivent reprendre tout leur cursus scolaire depuis l’école maternelle. Ils doivent aussi lister tous leurs employeurs précédents, et indiquer pourquoi ils ont quitté les postes correspondants.

Ils doivent également renseigner un grand nombre de détails précis, car l’exhaustivité, l’exactitude et l’attention portée aux détails sont cruciales pour le rirekisho.

Du coup, la rédaction de celui-ci est une véritable épreuve, en particulier pour les candidats ayant des parcours plus touffus, comme les travailleurs ayant tenu plusieurs emplois à temps partiel.

En mars, une chaîne de discount japonaise, Don Quijote, a annoncé qu’elle renonçait à demander à ses postulants de fournir le rirekisho traditionnel. A la suite de cette annonce, elle a constaté un quintuplement du nombre des candidats, ce qui montre que ces exigences dissuadent de nombreux candidats de postuler.

Selon Nisen, un assouplissement des exigences du rirekisho ne constitue qu’une première étape pour la résolution des problèmes de l’économie japonaise, mais le pays a besoin de réaliser une transition vers un modèle plus flexible que celui de l’emploi à vie qu’il a connu jusqu’à présent, et tout effort dans ce sens sera donc le bienvenu.

Le gouvernement japonais se prépare à annoncer un certain nombre de réformes, et on s’attend à ce qu’elles concernent la flexibilité de l’emploi, les opportunités pour les femmes et les normes d’évaluation des compétences.

En outre, l’assouplissement des horaires de travail et des règles d’immigration devrait également faire partie des réformes que le pays du Soleil Levant doit envisager pour faire face à ses défis.

 

Source: Express.be

 

Discussions

2 Réponses

  1. Dio Brando

    Encore un article pondu a la vite comportant un certain nombre d’erreurs par un pseudo journaliste.
    Le CV japonais ne comporte pas du tout les etudes avant le lycee! Tout comme a l’etranger, la periode de chaque emploi doit etre inscrite mais en aucun cas la raison du changement (depart volontaire ou pas)! Plus de details sont demandes comme le nom de la station de metro ou des exigences (etre en vacances pour la golden week par exemple, visa sponsorise pour les etrangers).
    Et le CV s’accompagne du shokumukeirekisho (historique detaille de son experience professionnelle avec les taches etc.) au lieu d’une lettre de motivation.

  2. Béné

    En quoi ces exigences seraient ridicules ? Le CV japonais à le mérite d’être clair et facile à lire et je ne vois pas en quoi écrire son cursus scolaire serait une épreuve (de plus, comme l’a souligné Dio Brando, les études sont rarement indiquées avant le lycée, voir pour certains cas le collège, ce n’est donc pas la mer à boire) ? La rédaction d’un CV japonais n’a RIEN de compliqué en dehors de la partie 自己PR qui doit être parfaitement écrite et qui demande c’est vrai un minimum d’efforts.

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