Brioche Dorée fait ses débuts au Japon. Un pari audacieux pour le groupe brétilien Le Duff, sur un marché clé dans sa stratégie de conquête de l’Asie.

 

L’entrée ouest de la gare de Yokohama, près de Tokyo, est en effervescence. À peine inaugurée, la première Brioche Dorée de l’archipel attire déjà la foule. Comme souvent au Japon, il faut faire la queue pour déguster les viennoiseries et les sandwiches de l’enseigne bretonne.

François-Xavier Colas, directeur Asie du groupe Le Duff, jubile : « on apporte la France sur un plateau aux Japonais ! »Et pour cause : 70 % des produits vendus ici sortent tout droit de l’usine Bridor de Servon-sur-Vilaine, proche de Rennes.

Congelés, les croissants et autre pains au chocolat voyagent par bateau pendant un mois et demi, pour être cuits puis consommés en terre nippone

Un groupe de quatre copains entrés par curiosité, était loin d’imaginer un tel circuit : « c’est super ! » s’exclame l’un d’eux.

Venue en masse, la presse japonaise elle aussi est sous le charme. Un reporter du quotidien Sankei trouve que « proposer de véritables produits français à un prix raisonnable est un très bon concept ».

 

« Au bon goût et au bon prix »

 

Même si les pâtisseries « made in France » ne manquent pas au Japon, François-Xavier Colas reste confiant : « Notre but n’est pas de faire dans la haute-couture, souligne-t-il.

Nous, c’est le bon produit, au bon goût et au bon prix ! ». Il estime d’ailleurs que la concurrence est la preuve qu’il y a un marché pour la Brioche Dorée.

Pour assurer son développement, le groupe s’est associé à la chaîne de restaurants « Pronto », propriété du géant Suntory. La garantie d’obtenir les meilleurs emplacements.

Et en la matière, Le Duff et son partenaire ont de grandes ambitions : ouvrir 105 Brioches Dorées dans les dix ans qui viennent. Car c’est en s’imposant au Japon que l’on peut espérer réussir en Asie.

Surfant sur l’image de la France, l’enseigne mise sur les produits traditionnels comme les sandwiches au jambon ou au fromage. Pour Hervé Pichard, chef boulanger de Brioche Dorée dans la région, le but est que « les Japonais qui ont voyagé en France retrouvent le goût qu’ils ont connu là-bas ».

Pour autant, il n’exclut pas de mettre au point des recettes plus originales, inspirées des grands classiques nippons, comme par exemple des « melonpan ». Pourquoi pas…

 

Source: Ouest France

Discussions

3 Réponses

    • caligula

      Sûr!
      Un bon kuig amam, une bière, et au lit!
      Et la fraîcheur des produits! Un mois et demi dans un conteneur, pensez donc! On ne peut pas faire plus frais…
      N’empêche que la Crimée a de la chance, Macdo vient de fermer ses trois « restos » là-bas…

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