Les sept constructeurs automobiles japonais devraient dépenser près de 18 milliards d’euros en recherche et développement cette année, selon le quotidien des affaires nippon Nikkei. Un record.

 

Les sept constructeurs automobiles japonais devraient dépenser près de 18 milliards d’euros en recherche et développement cette année, un record, selon le quotidien des affaires nippon Nikkei.

Sur l’exercice fiscal d’avril 2014 à mars 2015, les sept firmes ont établi un budget cumulé de 2.481 milliards de yens (17,8 milliards d’euros, dont 6,9 pour Toyota, 4,65 pour Honda et 3,6 milliards d’euros pour Nissan).

PSA a de son côté investi en recherche et développement l’an passé 2,4 milliards d’euros (l’équipementier Faurecia compris).
Seule exception: Nissan

« Il est indispensable de créer des techniques révolutionnaires alors que s’intensifie la concurrence dans le domaine des voitures intelligentes », lesquelles associent les technologies automobiles traditionnelles à l’électronique et l’informatique en réseau, souligne l’étude du Nikkei.

Six constructeurs (Toyota, Honda, Mitsubishi Motors, Mazda, Suzuki et Fuji Heavy -Subaru) vont augmenter les sommes de recherche et développement pour atteindre chacun des records. Seule exception: Nissan, l’allié de Renault.

Les constructeurs nippons, pionniers comme Toyota, Honda, Mitsubishi, dans le domaine des voitures hybrides par exemple, cherchent de nouvelles façons d’améliorer le rendement énergétique de leurs véhicules. Honda va notamment lancer des nouvelles technologies hybrides l’an prochain.

Parallèlement, les japonais consacrent des montants de plus en plus importants à la sécurité (détection de piétons et autres obstacles), la conduite autonome, la communication avec les autres automobiles et les infrastructures, ou encore au divertissement et systèmes d’information de bord.

Cela suppose le développement de composants (semi-conducteurs, capteurs sensoriels, etc.) et de logiciels dédiés avec des interfaces d’utilisation compatibles avec la conduite. Les budgets dans la recherche et développement peuvent avoir un effet d’entraînement positif pour l’industrie nippone dans son ensemble, souligne le Nikkei.
Pas plus avancés que les européens

Malgré les budgets, les japonais ne sont pas globalement plus avancés que les européens. Ils ont certes pris une avance dans l’hybride, parce que les marchés japonais et américain, où ils font l’essentiel de leurs marges, sont rétifs au diesel.

Dès lors, pour réduire leurs rejets de CO2, c’était la voie royale. Les hybrides non rechargeables, toutefois, ne rejettent pas in fine moins de CO2 que les moteurs à gazole, plus vertueux en émissions de gaz à effets de serre que les mécaniques à essence dans la vie quotidienne.

En ce qui concerne la voiture communicante, un équipementier français comme Valeo offrira bientôt aux constructeurs des systèmes performants. En revanche, Toyota et Honda ont pris une longueur d’avance dans les véhicules à pile à combustible.

Toutefois, les japonais comme Toyota ayant des gammes très larges, ils doivent développer plus de véhicules différents que les européens. En outre, leur implantation mondiale les oblige à des adaptations régionales plus marquées.

 

Source: la tribune

Discussions

Laisser un commentaire