Le ministre japonais de la Revitalisation économique a déclaré jeudi que le yen était encore dans une phase d’ajustement après une ascension historique, revenant sur des propos antérieurs qui avaient entraîné un regain de la devise nippone alors en voie d’affaiblissement.

 

« Mon point de vue est que le marché des devises est encore dans une phase de correction de la force excessive du yen », a expliqué à la presse Akira Amari, rejoignant ainsi les avis émis par d’autres membres du gouvernement.
M. Amari avait fait des déclarations un peu dissonantes en début de semaine, suggérant que le yen ne devait pas tomber trop bas de peur que cela n’induise une augmentation des tarifs des produits importés, au risque de faire mal au porte-monnaie des consommateurs.
Les acteurs du marché avaient aussitôt réagi et le yen avait nettement rebondi.

 

Jeudi après-midi, à l’inverse, les paroles de M. Amari ont contribué a entretenir une tendance inverse, légèrement haussière du dollar et de l’euro face au yen, ce qui est bon pour les entreprises exportatrices nippones.
Le dollar évoluait aux environs de 88,70 yens et l’euro vers 117,80 yens, des niveaux supérieurs à ceux pris en compte par les entreprises dans leurs prévisions de résultats, laissant espérer des bénéfices meilleurs.

 

Toutefois, les entrepreneurs japonais ont tendance à penser que ces taux ne sont pas encore idéaux et que leurs affaires sont toujours handicapées vis-à-vis de celles de leurs concurrents étrangers.
Le nouveau gouvernement de Shinzo Abe (droite), arrivé au pouvoir le 26 décembre, a fait de la lutte contre la cherté du yen l’un des principaux enjeux de son action économique au côté de la lutte contre la déflation.

 

Un yen jugé trop fort, comme c’est le cas depuis plus de deux ans, pénalise les entreprises japonaises sur les marchés extérieurs en réduisant leurs recettes de ventes à l’étranger et leur compétitivité internationale.

Discussions

Laisser un commentaire