Le recul des prix de gros sur le marché intérieur au Japon s’est légèrement atténué en septembre, à 1,4% sur un an, en raison d’une baisse des tarifs un peu moins marquée de l’énergie et des matières premières, a annoncé la Banque du Japon vendredi.

En août, ils avaient reculé de 1,8% sur un an.

Ces prix ont augmenté à rythme modéré entre la mi-2010 et le début 2012 mais diminuent depuis le mois d’avril.

En septembre, les tarifs des métaux non ferreux ont baissé de 5,9% sur un an, alors qu’ils avaient plongé de 10,6% en août. Les prix des produits pétroliers n’ont aussi diminué que de 2,0%, contre 4,4% en août.

Calculés dans les devises stipulées par les contrats, les prix de gros à l’importation ont dévissé de 1,6% en septembre par rapport à ceux du même mois de 2011, et de 0,6% calculés en yens. A l’export, ils se sont effrités de 2,5% en devise contractuelle et de 2,0% en monnaie japonaise.

La troisième puissance économique mondiale reste officiellement en déflation depuis plus de trois ans, les prix au détail continuant de souffrir d’un écart entre l’offre et la demande. Ce phénomène pernicieux décourage l’investissement des entreprises et affaiblit la consommation des ménages incités à patienter en espérant de nouveaux reculs des tarifs.

La BoJ mène depuis des années une politique monétaire accommodante destinée à faciliter la circulation de l’argent, à encourager l’activité et à permettre une hausse modérée des prix. Elle considère qu’une inflation de 1% serait de nature à favoriser l’économie sans risquer la surchauffe.

La banque centrale estime que les prix à la consommation hors produits périssables, actuellement en stagnation, pourraient légèrement s’élever de 0,2% lors de l’année budgétaire d’avril 2012 à mars 2013 et de 0,7% en 2013-2014.

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