Le président de la Banque asiatique de développement (BAD), Haruhiko Kuroda, a jugé lundi qu’une période de deux ans constituait le laps de temps approprié pour que la Banque du Japon(BoJ) puisse atteindre son objectif d’inflation, tout en refusant de dire s’il était candidat à la présidence de la BoJ.

 

Haruhiko Kuroda, considéré comme un remplaçant potentiel de l’actuel gouverneur de la BoJ, Masaaki Shirakawa, a dit à des journalistes qu’il était satisfait de ses fonctions actuelles, notant que son mandat courait encore pendant quatre ans.

La semaine dernière, Masaaki Shirakawa a annoncé qu’il démissionnerait de ses fonctions le 19 mars, soit trois semaines avant la fin officielle de son mandat.

« Je suis très satisfait de mon poste actuel et ne peux faire d’autres commentaires », a déclaré Haruhiko Kuroda, 68 ans, lors d’un séminaire à Tokyo.

« Je ne peux répondre à des questions hypothétiques », a-t-il répondu à une question sur sa réaction si le Premier ministre japonais, Shinzo Abe, lui proposait de diriger la BoJ.

Shinzo Abe doit nommer dans les semaines à venir le nouveau gouverneur de la BoJ, ainsi que deux vice-gouverneurs, et il a clairement laissé entendre qu’il entendait installer une équipe disposée à prendre des mesures plus radicales que celles mises en oeuvre par Masaaki Shirakawa pour stimuler l’économie.

 

Fin janvier, la Banque du Japon a annoncé une série de mesures destinées à permettre à l’économie de l’archipel de sortir durablement de la stagnation, promettant des rachats d’actifs illimités et doublant son objectif d’inflation.

En élargissant ainsi sa politique d’assouplissement quantitatif, la BoJ a répondu aux pressions du nouveau gouvernement conservateur de Shinzo Abe.

Dans un communiqué cosigné par le gouvernement, la Banque du Japon s’est engagée à des achats illimités d’actifs à partir de 2014, tout en relevant son objectif d’inflation à 2%.

Toshiro Muto, 69 ans, ancien vice-gouverneur de la BoJ, est également considéré comme un candidat sérieux pour la tête de la banque centrale.

En tout état de cause, la personne choisie par Shinzo Abe devra recevoir l’aval du Parlement, ce qui n’est pas forcément une chose acquise puisque le parti libéral démocrate (PLD) ne dispose pas de la majorité à la chambre haute de la Diète.

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