WASHINGTON – Le Premier ministre singapourien Lee Hsien Loong enjoint le Japon à tourner la page de la seconde guerre mondiale, expliquant que la réouverture persistante de l’histoire nuit aux relations en Asie.

 

Alors que la Chine et la Corée du sud ont fortement critiqué le Premier ministre conservateur Shinzo Abe pour sa position sur l’histoire, M. Lee a annoncé que Singapour adoptait la position d’un partenaire souhaitant « le bien du Japon » à propos de ce problème.

« À moins que vous ne puissiez mettre derrière vous la seconde guerre mondiale et ne cessiez de continuellement réouvrir la question des femmes de confort, d’agression, de si oui ou non de mauvaises choses ont été faites durant la guerre, je pense que cela continuera à être une plaie » a déclaré M. Lee au Conseil des Relations internationales lors d’une visite à Washington le mardi 24 juin.

M. Abe a indiqué qu’il ne changera pas des excuses officielles faites en 1993 concernant les « femmes de confort » forcées au sexe pendant la seconde guerre mondiale. Cependant, son gouvernement a dans un communiqué de la semaine dernière indiqué qu’il n’y avait pas de preuve pour corroborer les témoignages des femmes coréennes dans les BMC japonais.

La Corée du Sud y avait répondu avec colère et convoqué l’ambassadeur du Japon.

Environ 200 000 femmes, la plupart de Corée mais également de Chine, de Taïwan, d’Indonésie, des Philippines et d’ailleurs, furent réduites au sexe dans les maisons de passe pour les troupes japonaises alors que ces dernières occupaient une partie de l’Asie pendant la seconde guerre mondiale.

Bien que la plupart des Japonais considère que le gouvernement du temps de guerre était coupable, une petite minorité très active à la droite de l’échiquier politique (incluant M. Abe) continue de jeter le doute, indiquant que ces maisons de passe n’abritaient que des « professionnelles ».

Le Japon s’est emparé de Singapour en février 1942 dans ce qui reste la plus grande reddition britannique. Les historiens singapouriens disent que les forces japonaises ont tué 50 000 Chinois ethniques dans la Cité-État avant la reddition de 1945.

En dépit de ce sombre passé, le Japon a développé de bonnes relations avec Singapour et d’autres pays du sud-est asiatique.

 

Source : Japan Today

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