Le gouvernement Abe pourrait revenir sur la décision prise par son prédécesseur d’abandonner l’énergie nucléaire.

 

commission sur la politique énergétique du Japon a été remaniée avec le départ de ses membres les plus opposés au nucléaire. Sur base de ses recommandations, le gouvernement doit définir sa nouvelle politique énergétique d’ici la fin de l’année.

Le ministre japonais de l’Industrie a indiqué ce vendredi qu’il souhaitait redéfinir d’ici à la fin de l’année les grandes lignes de la politique énergétique du Japon, en révisant le projet d’abandon de l’énergie nucléaire imaginé par le précédent gouvernement de centre-gauche.

Pour ce faire, Toshimitsu Motegi a mis en place une nouvelle commission qui doit lui remettre des propositions, instance réduite à 15 membres contre 25 auparavant et d’où ont été exclues des personnalités réputées pour leur forte opposition à l’énergie nucléaire.

Les discussions débuteront le 15 mars. Bon nombre des membres antérieurs continueront à siéger, mais pas Tetsunari Iida, directeur d’un Institut sur la politique énergétique durable, ni Hideyuki Ban, co-directeur du Centre d’information nucléaire des citoyens.

A l’inverse, ont nouvellement été désignés pour participer à l’élaboration des recommandations Hajimu Yamana, un professeur de l’Université de Kyoto, et le gouverneur de la préfecture de Fukui, Issei Nishikawa, tous deux connus comme étant des partisans de l’énergie nucléaire.

Le précédent gouvernement du Parti Démocrate du Japon (PDJ), formation au pouvoir lors de la catastrophe de Fukushima en mars 2011, prévoyait d’éliminer progressivement l’énergie nucléaire d’ici à 2040.

Mais le Premier ministre de droite Shinzo Abe, arrivé à la tête du pays le 26 décembre après la victoire de son Parti Libéral-Démocrate (PLD) dix jours plus tôt, a d’emblée indiqué que l’énergie nucléaire était économiquement indispensable au Japon.

Même si la part des énergies renouvelables doit augmenter, il juge nécessaire de réactiver tous les réacteurs qui seront jugés sûrs, voire d’en construire de nouveau si besoin. Actuellement, seulement 2 réacteurs sur 50 sont en service dans l’archipel.

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