Le Premier ministre japonais a décidé mercredi de préparer un plan de soutien à l’économie, de près de 7,8 milliards de dollars selon la presse, au moment où l’activité freine et à quelques encablures des élections législatives.

«Le Premier ministre m’a ordonné de concocter un plan de soutien», a déclaré le ministre du Budget, Seiji Maehara, lors d’une conférence de presse.

Il n’a pas précisé l’enveloppe ni les détails de ce projet, que le quotidien Yomiuri a estimé à 1 000 milliards de yens (près de 7,8 milliards de dollars), en citant des sources gouvernementales.

D’après ce journal, ces fonds seront versés à des entreprises actives dans l’énergie et l’environnement, aux secteurs de l’agriculture, des forêts et des pêches, ainsi qu’à la reconstruction des zones du nord-est détruites par le tsunami du 11 mars 2011.

 

Les autorités ont décidé d’allouer pour cela une somme actuellement affectée à un fonds de réserve, aussi cet argent était déjà inscrit au budget de l’exercice d’avril 2012 à mars 2013, mais sous une autre ligne.

En conséquence, aucun vote parlementaire ne sera nécessaire pour attribuer ces fonds, ce qui arrange le Premier ministre de centre-gauche, Yoshihiko Noda, confronté à l’opposition résolue du principal parti de droite qui l’appelle à organiser au plus tôt des élections législatives anticipées.

M. Noda a promis en août à ce mouvement, le Parti Libéral-Démocrate (PLD), de convoquer ce scrutin «dans un proche avenir», en échange de son soutien au vote d’une loi qui a prévu d’augmenter la taxe sur la consommation de 5% à 10% d’ici à octobre 2015.

Aucune date n’a encore été fixée pour cette élection, qui doit être organisée au plus tard l’été prochain.

Le désaccord entre la majorité et l’opposition au sujet du calendrier électoral a entraîné le blocage au Parlement d’une loi autorisant le gouvernement à émettre des obligations d’État, qui doivent couvrir plus de 40% du budget.

Des dépenses gouvernementales, notamment au profit des collectivités locales, ont déjà dû être différées à cause de ce différend.

La croissance de la troisième puissance économique mondiale a été robuste au premier trimestre grâce au versement de financements publics pour accélérer la reconstruction du nord-est mais a nettement ralenti au deuxième trimestre et de nombreux économistes jugent que le PIB du pays a depuis commencé à baisser.

 

 

 

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