Ce samedi 30 mars, l’agence officielle nord-coréenne a réaffirmé l’état de guerre avec la Corée du Sud. Alors que la Russie a appelé à la « retenue maximale », à Tokyo, on estime que ces menaces sortent du cadre habituel de l’escalade verbale entre les deux ennemis.

 

La chose est inhabituelle. Aujourd’hui, les plus hauts responsables japonais de la Défense reconnaissent les progrès accomplis par la Corée du Nord dans la technologie de missiles.

Le ministère japonais de la Défense ajoute que l’on aurait tort de sous-estimer les menaces du dirigeant nord-coréen Kim Jong-un lorsqu’il affirme pouvoir frapper les bases américaines à Okinawa, au Japon et à Guam.

Il y a une dizaine d’années, un missile nord-coréen avait survolé le territoire japonais sans être détecté. Depuis, le Japon a investi cinq milliards de dollars avec les Etats-Unis dans un bouclier anti-missiles.

Ce bouclier a été activé depuis le début des manœuvres militaires conjointes entre la Corée du Sud et les Etats-Unis. Elle mobilise 40 000 hommes au large de la Corée du Nord. Une partie de l’armada de la 7ème flotte américaine du Pacifique, basée au Japon, participe à ces manœuvres.

Un responsable japonais de la Défense estime que la Corée du Nord évitera tout contact avec les Etats-Unis tant que se dérouleront ces manœuvres, qui se terminent à la fin avril. Mais après, une provocation nord-coréenne n’est pas à exclure, comme un quatrième essai nucléaire.

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