L’agence en charge du commerce extérieur japonais, Jetro, accroît sa présence au Midem.

 

Deuxième marché mondial de la musique derrière les Etats-Unis, avec des revenus estimés à 4 milliards de dollars l’année dernière, le Japon a toujours été un marché à part au sein du monde de la musique.

Aujourd’hui, il veut s’ouvrir davantage au monde. Jetro, l’organisme japonais en charge du commerce extérieur, est présent depuis le milieu des années 2000 au Midem, le marché international du disque et de l’édition musicale qui se tient actuellement à Cannes.

Il met aujourd’hui plus de moyens sur la table et organise des rencontres avec les entreprises depuis trois ans. D’un simple rôle de représentation, il veut aujourd’hui passer à une facilitation des relations d’affaires et des signatures de contrat pour les professionnels japonais, qu’ils soient producteurs, éditeurs ou distributeurs.

« Jetro soutient de plus en plus de projets dans le domaine musical. Nous voulons montrer aux jeunes générations plusieurs pans de la culture et du divertissement japonais, et la musique en fait partie », explique Miyako Hamano, directrice générale du département des industries culturelles de Jetro.

 

Digitalisation avancée

 

Elle fait le constat que, dans le domaine musical, le marché japonais est trop fermé et qu’il faut des projets concrets pour qu’il s’ouvre.

Le constat est partagé par les producteurs japonais présents à Cannes et il est valable dans les deux sens. Friands de musique locale et de pop coréenne, les Japonais le sont moins de standards anglo-saxons : seule Adèle, avec « 21 », s’est classée dans les 50 meilleures ventes d’albums l’an dernier.

Et la pop japonaise ne s’exporte pas non plus en Occident. En revanche, des producteurs actifs dans d’autres genres de musique tentent leur chance à l’étranger.

Frappé, mais dans une moindre mesure, par la crise du disque (la musique dématérialisée représente au Japon un quart des revenus et passe principalement par la téléphonie mobile), le marché japonais se stabilise aujourd’hui.

Les ventes sont reparties à la hausse en 2012. Le gouvernement veut saisir cette occasion pour créer une vraie filière à l’export.

Discussions

3 Réponses

  1. Lucie

    J ai du mal à croire que la musique japonaise s exporte mal. En France le marché du manga est je crois le second après le japon lui même et que dire de la Japan expo qui attire chaque année plus de monde ?

    • haruchannnn

      le problème ce n’est pas qu’on est pas friant de musique japonais en France mais qu’il est impossible de se procurer les cd/dvd en export, on est obligé de passer par des sites japonais et on paye de Fdp exorbitant, si par chance tu arrives a trouver le cd/dvd que tu veux.
      pareil pr les concerts, la ca commence a aller mieux mais c’est très dur de faire venir des groupes jap en Europe, et les contraintes imposées par les maisons de disque sont tellement strict que la plupart du temps ca fini par être annulé parce qu’impossible de répondre a tout. pour ce qui est des media même problème, les photos sont interdites sans contrôle du staff des musicien, du coup au final, ils se retrouvent tous avec le même dossier presse, et les même photos, ca fait pas vraiment vendre les journaux, perso j’achète le premier qui sort et je cherche pas les autres parce que je sais que de toute façon ce sera les mm infos a la virgule près et les même photos.
      ca fait des années que les européens essayent de convaincre nos chers japonais de faire de l’export, alors c’est plutôt une bonne nouvelle qu’il commence a s’y mettre, maintenant faut voir ce qu’ils vont proposer, avc un peu de chance on sera tous gagnants

  2. saint requier jl

    cd de baby métal acheté sur cd japan 14 euro 23 euros de frais de douanes a régler a la livraison,cd de kalafina acheté sur amazone allemagne aucun frais de douane l’europe est vraiment une bouffonnerie.

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