Le premier ministre japonais, Shinzo Abe, a mis en place lundi un nouveau comité de réflexion «Cool Japan» pour améliorer la promotion de la culture populaire japonaise à l’étranger.

 

Le gouvernement est prêt à consacrer des fonds pour faire mieux valoir les traditions et arts du Japon à l’extérieur, mais les bureaucrates ne sont pas les mieux placés pour savoir comment utiliser cet argent à bon escient, a expliqué en préambule le chef du gouvernement.

D’où la création d’une commission qui rassemble des professionnels de divers secteurs culturels afin d’élaborer une «stratégie concrète, pas de la belle prose», dixit M. Abe.

Le chef du gouvernement veut que «la splendeur du Japon» soit reconnue et respectée hors de l’archipel.

Même s’il existe dans de nombreux pays, et notamment en France, un engouement réel pour les mangas, l’animation, les jeux vidéo, la mode, la cuisine nippone ou la J-Pop, il n’atteint pas son potentiel réel, estime le gouvernement japonais.

Cela fait des années que les autorités s’en inquiètent mais elles peinent à trouver la bonne recette pour faire évoluer cette situation. Le temps presse d’autant que les sud-Coréens maintenant et les Chinois par la suite risquent de voler la vedette aux Japonais, craignent les plus alarmistes.

«La saine cuisine japonaise connaît un boom à l’étranger, mais hélas les ingrédients ne viennent pas du Japon», s’est désolé M. Abe lundi lors de la réunion.

Le comité «Cool Japan» mis en place comprend 7 membres, notamment la styliste Junko Koshino et Yasushi Akimoto, le producteur du groupe de nymphettes AKB48 qui triomphent depuis plusieurs années au Japon et connaissent un certain succès auprès de catégories particulières de public à l’étranger.

Les recommandations de ces personnalités devront être prêtes en avril pour être intégrées dans la stratégie de croissance que doit préparer le gouvernement en juin.

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