Premier marché d’Asie, le Japon a rebondi après Fukushima. KLM va ouvrir une ligne vers Fukuoka en avril et Air France Tokyo-Haneda en 2014 en espérant à terme positionner un A380.

 

Son économie n’est pas florissante, sa dispute avec l’ogre chinois n’est pas rassurante et la catastrophe de Fukushima, encore bien présente dans les esprits, ne pousse pas les Européens à s’y rendre comme avant.  Néanmoins, « le Japon est l’un des marchés, et ils ne sont pas nombreux, où Air France se développe », a souligné ce mercredi à Tokyo le PDG de la compagnie Alexandre de Juniac, à l’occasion d’une visite pour le soixantième anniversaire de la présence d’Air France dans l’Archipel. « Le Japon est un marché clé pour nous », a-t-il précisé. Après le tsunami du 11 mars 2011, le marché nippon a repris des couleurs et constitue aujourd’hui l’un des rares axes encore rentables d’Air France et d’Air France-KLM. Le marché a presque retrouvé son niveau d’avant le tsunami. « Nous assistons à une reprise du marché japonais. Entre janvier et septembre, les coefficients d’occupation ont bondi de 7 points entre Paris et  Tokyo , à 87% et de 6,1% sur Osaka, à 84 % », a déclaré ce mercredi à Tokyo le PDG d’Air France, Alexandre de Juniac.

 

Premier marché d’Asie

 

Aujourd’hui le Japon pèse plus que la Chine pour Air France. Premier marché asiatique pour Air France-KLM, il représentait en 2011, 800 millions d’euros contre 700 millions pour le marché chinois. Surtout, sa rentabilité est supérieure à la Chine. « Toutes les lignes sont rentables », précise Etienne Rachou, directeur général délégué International. Le Japon contribue donc aux bénéfices que dégage Air France sur le long-courrier. Ce dernier est en effet rentable explique Bruno Matheu, directeur général délégué commercial la compagnie. Le court et le moyen-courrier mais aussi le fret sont dans le rouge.

 

Le fret souffre

 

Cette bonne tenue de l’activité provient notamment de la reprise du trafic après le tsunami (+30% depuis, en ligne avec la croissance des capacités). « Outre la reprise du trafic, le prix élevé du yen favorise le tourisme à l’étranger. Mais il freine les exportations qui pénalisent notamment le transport de marchandises, en surcapacité au départ du Japon.

 

KLM ouvre Fukuoka en 2013, Air France Tokyo Haneda en 2014

 

Aussi, Air France et Air France-KLM ont-ils décidé d’améliorer légèrement leur capacité et la qualité de service sur les vols vers le Japon. En avril prochain, KLM va ouvrir la ligne Amsterdam-Fukuoka. Un an plus tard, à l’été 2014, Air France ouvrira la ligne Paris-Tokyo Haneda. Longtemps réservé aux vols intérieurs, Haneda a en effet été récemment ouvert aux vols intercontinentaux des compagnies japonaises, JAL (dont le partenariat avec Air France permet à la compagnie française de commercialiser le vol de JAL) et ANA. Air France exploite ses vols vers Tokyo à Narita, moins apprécié de la clientèle qu’Haneda, en raison de son éloignement de Tokyo.

La compagnie française est présente à Narita avec deux vols  quotidiens au départ de Paris, dont un assuré en A380. En ayant la possibilité de mettre son numéro de vol sur les vols de JAL entre Narita et Haneda et Paris, Air France peut ainsi commercialiser quatre vols par jour entre Paris et Tokyo. La compagnie exploite aussi  un vol quotidien vers Osaka.

 

L’A380 à Haneda, le rêve d’Air France

 

Si Air France entend ouvrir Haneda en B777-200, elle veut aller plus loin en positionnant à terme l’A380 sur cet aéroport. « Nous envisageons d’ouvrir la ligne Paris-Tokyo (Haneda) à l’été 2014, d’abord en Boeing B777-200, puis en A380 quand l’aéroport pourra l’accueillir», a déclaré Alexandre de Juniac. Aujourd’hui, seule une des quatre pistes de l’aéroport peut l’accueillir à condition qu’elle soit allongée. Des travaux sont en cours.

 

Des produits à bord adaptés aux clients japonais

 

En outre, Alexandre de Juniac veut améliorer le service à bord en adaptant davantage le produit à la clientèle japonaise  qui représente près de 80% des passagers d’Air France à bord de ses avions. « Je vous ai donné ma carte de visite. Si cela ne va pas dites le moi Si çà va, dites le aussi. Car lorsque nous nous développons sur un pays comme le Japon, il s’agit d’un défi », a déclaré Alexandre de Juniac à devant des responsables d’entreprises japonaises. Il leur a promis un service plus japonais, avec plus de journaux japonais, plus de plats japonais.

 

Source: la tribune

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