Le parlement japonais a levé vendredi l’interdiction jusque-là faite aux candidats lors d’élections de faire campagne sur l’internet durant les deux semaines précédant un scrutin. Ils pourront donc désormais twitter, utiliser Facebook ou encore alimenter leurs sites personnels.

 

La Chambre haute (Sénat) a approuvé cette décision à l’unanimité, mettant ainsi fin à une règle jugée pour le moins anachronique par beaucoup dans un pays « high tech ». Ce vote entérine la loi déjà approuvée la semaine passée par les députés.

La première élection nationale précédée d’une campagne en ligne aura lieu à l’été prochain pour les sénatoriales.

La législation électorale en vigueur jusqu’à présent, antérieure à l’arrivée de l’internet, assimilait tout élément apparaissant sur un écran à un tract, et le comptabilisait comme tel dans le nombre réglementé de professions de foi que pouvait distribuer chaque candidat durant la campagne officielle.

Au Japon, les candidats disposent de deux frénétiques semaines pour convaincre les électeurs, période durant laquelle ils sillonnent le pays en tous sens en voiture ou minibus. Ils passent leur temps à hurler leur nom et celui de leur parti dans des mégaphones, et se postent au pied des gares pour répéter les mêmes discours.

En revanche, durant ces deux semaines, il leur était interdit de mettre à jour leur site personnel, d’expédier des e-mails appelant à voter pour eux, de poster des message sur Facebook ou sur toute autre plate-forme en ligne.

Ces restrictions sévères étaient considérées ces dernières années comme un frein à l’intérêt des jeunes pour la politique. Les parlementaires ont néanmoins conservé quelques limites sur l’utilisation des e-mails, pour éviter l’usage immodéré de messages directs non-sollicités.

Le Premier ministre Shinzo Abe, dont le parti conservateur a largement remporté les législatives de décembre dernier mais avec une participation historiquement basse, est un fervent partisan de l’utilisation de l’internet en politique.

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