Le Japon est un pays qui aime ses parapluies. Pluie ou soleil, lolita ou homme d’affaires, tout le monde bénéficie de la sécurité d’une bande de plastique ou de tissu au-dessus de sa précieuse tête.

 

Mais cette période de l’année pose problème aux amateurs de parapluies, puisque Mère Nature a décidé de jeter des typhons sur l’Asie de l’Est comme autant de boulettes de papier sur un tableau noir de la zone Pacifique.

Le résultat est, pour la plupart des piétons, une combinaison de vents très violents et de pluie, ce qui fait que tourner au mauvais coin de rue peut instantanément se traduire par un parapluie qui devient le plus grand et le plus déprimant volant de badminton du monde.

Après avoir entendu le « pffft », le son déchirant d’un parapluie qui vient de mourir, les japonais semblent agir de deux façons différentes :

 

1) S’accrocher jusqu’à arriver au niveau d’une poubelle

 

Cela semble être le comportement le plus poli, d’autant plus que vous êtes obligés de vous promener avec votre morceau encombrant et inutile de métal et de plastique comme un clochard.

Cependant, comme l’a souligné le site internet Byokan Sunday photos à l’appui, la taille trop petite des poubelles force ces Buster Keatons des temps modernes à appuyer ou accrocher leurs parapluies aux poubelles, comme s’il s’agissait d’un témoignage de leur inutilité dans cette situation.

 

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2) Laisser tomber le parapluie et continuer d’avancer

 

Les gens qui choisissent cette option se transforment en Michael Corleone juste après qu’il ait tiré sur Sollozzo et McCluskey dans le restaurant italien. Ils abaissent le bras sur le côté, laissent tomber le parapluie et continuent de marcher en évitant tout contact visuel avec d’autres personnes.

Ces deux comportement vis-à-vis des parapluies détruits par le vent ont attisé le mépris des internautes qui ont pleuré la perte des mœurs japonaises et qui craignent pour leur vie dans le cas où une grosse bourrasque leur enverrait un bout de métal tordu avec du plastique translucide dessus au visage.

« Sur le chemin de la gare, j’ai vu des parapluies qui jonchaient le sol. »
« Sérieusement, il faut faire disparaître tous ces détritus de parapluies… J’en ai vu 5, mais on dirait presque des armes. »
« Jeter des déchets n’est pas une bonne chose, de base, mais ça l’est encore moins quand il s’agit de parapluies parce qu’ils peuvent voler. »
« Voir un parapluie cassé coincé dans un lit de fleurs m’agace vraiment. »
« S’il-vous-plaît, occupez vous comme il se doit de vos parapluies cassés. »

Malheureusement, la « bonne manière » de s’occuper d’un parasol mutilé n’est pas si claire pour beaucoup de gens. Leur taille peu commode et leur châssis affûté peuvent les rendre difficiles à jeter en suivant des moyens conventionnels.

Néanmoins, quelque chose doit être fait pour enrayer cette épidémie de comportements légèrement criminels qui menace de défaire le tissu même de la société japonaise.

Si certains entrepreneurs courageux pouvaient mettre en place un programme de recyclage rentable spécialement pour les parapluies, ils pourraient gagner pas mal d’argent.

 

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Discussions

Une réponse

  1. lucie

    La fin du commentaire correpond à ce que je pense. Avoir un parapluie n’est pas inutile mais il se casse vite.
    Le seul moyen: faciliter son recyclage avec des dispositifs de ramassage faciles.

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