Pékin doit mener ses activités maritimes « pacifiquement », a affirmé jeudi 8 novembre un officiel japonais, en réponse au président Hu Jintao, qui, en plein conflit territorial avec Tokyo, a appelé à faire de la Chine une puissance maritime.

 

« Tous les pays, y compris la Chine, ont le droit et la responsabilité de protéger leurs territoires et leurs eaux, mais ces actions doivent se faire de façon pacifique et conformément au droit international », a indiqué Naoko Saiki, porte-parole adjointe du ministère japonais des affaires étrangères.

A l’ouverture du 18e congrès du PC chinois à Pékin, au cours duquel il doit céder la direction du parti unique à son successeur désigné Xi Jinping, Hu Jintao a affirmé qu’il fallait « faire de la Chine une puissance maritime » et que Pékin devait « défendre résolument ses droits et ses intérêts maritimes ».

Pékin et Tokyo sont à couteaux tirés depuis trois mois à cause d’un conflit territorial concernant les îles Senkaku, en mer de Chine orientale, appelées Diaoyu par Pékin. « Que ce soit bien clair : les îles Senkaku sont une partie inhérente et intégrale du territoire du Japon au regard de l’histoire et du droit international », a martelé la porte-parole adjointe du ministère japonais des affaires étrangères. Selon elle, Tokyo n’a cessé d’appeler la Chine à gérer la situation « calmement et dans le respect des lois internationales de façon à éviter une situation dans laquelle la tension pourrait déboucher sur une crise ».

La tension est très vive depuis septembre dernier entre Pékin et Tokyo depuis que le gouvernement japonais a décidé d’acheter plusieurs de ces îles à leur propriétaire privé nippon. Pékin avait immédiatement envoyé six navires, tandis que démarrait une semaine de manifestations antijaponaises, parfois violentes, à travers la Chine, visiblement avec l’approbation tacite des autorités. Depuis lors, des navires de surveillance maritime et de l’administration des pêches chinoises entrent régulièrement dans les eaux territoriales de ces îles, tout comme des bateaux des gardes-côtes de Taïwan qui les juge siennes également.

 

 

Source: Le monde

 

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