En réponse à une demande des victimes de harcèlement moral lié à la maternité, le ministère du travail prévoit d’inciter les entreprises à changer leur perception des rôles homme / femme au travail, à travers une loi qui encourage la participation des femmes dans la société.

 

Un groupe formé en juillet, par des salariées victimes de harcèlements, a décidé de réagir. Il s’oppose au harcèlement moral lié à la maternité, ainsi qu’aux licenciements et ruptures de contrats survenus après que certaines soient tombées enceintes ou qu’elles aient donné naissance. Une pétition a ainsi été envoyée au ministère du travail, le 24 septembre.

Les membres des réseaux sociaux racontent que de tels événements continuent de se produire au Japon malgré les lois du travail mises en place, telle que la Loi de l’égalité des chances en matière d’emploi.

Sayaka Osakabe, 37 ans et porte-parole sur les réseaux sociaux, a déclaré que le gouvernement devrait faire pression sur l’état d’esprit des entreprises japonaises.

« Si le gouvernement soutient la participation des femmes dans la société, il devrait d’abord créer un environnement où les femmes peuvent continuer de travailler sans s’inquiéter », dit Osakabe.

Sous l’initiative du Premier Ministre, Shinzo Abe, une loi va être mise en place, visant à favoriser l’accès aux femmes aux postes à responsabilités dans les collectivités locales et les entreprises.

Le ministre du travail prévoit d’utiliser cette nouvelle loi pour dénoncer les entreprises qui licencient ou rompent des contrats de travail pendant la grossesse ou la naissance d’un enfant.

Le groupe sur internet a demandé d’inclure dans la nouvelle loi, une clause exigeant aux entreprises d’offrir des opportunités égales pour tous au travail. La pétition sur internet a reçu 8 335 signatures en 19 jours.

Selon un sondage effectué par le gouvernement, environ 60% des salariées japonaises quittent leurs emplois après avoir donné naissance à leur premier enfant.

En 2008, d’après le sondage effectué par Mitsubishi UFJ Research and consulting, 26,1% des femmes indiquent qu’elles ont quitté leur entreprise car il était trop difficile d’allier convenablement travail et éducation des enfants.

9% d’entre elles avouent avoir été licenciées ou forcées à partir.

 

 

Source: Asahi || Image : Shutterstock.com

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