Le gouvernement japonais a décidé vendredi d’allouer un plan de soutien d’environ 4 milliards d’euros pour l’économie à quelques encablures des élections législatives, une enveloppe qui comprend aussi des fonds pour les garde-côtes en plein conflit avec la Chine.

Ce budget s’élève à 422,6 milliards de yens (4,22 milliards d’euros). Son montant est inférieur aux 10 milliards d’euros évoqués dans la presse la semaine dernière et semble peu important aux regards d’autres plans de soutien adoptés dans le passé.

La majorité des fonds débloqués (2,6 mds EUR) financera la reconstruction du nord-est du pays dévasté par un séisme, un tsunami et la catastrophe nucléaire de Fukushima en mars 2011.

Des subventions seront aussi versées aux secteurs de l’agriculture et des énergies renouvelables, ainsi qu’à la recherche sur les cellules-souches.

Quelque 17 milliards de yens (170 millions d’euros) seront consacrés par ailleurs à l’amélioration de l’équipement des garde-côtes, sur fond de tensions accrues entre le Japon et la Chine.

Les deux voisins se disputent la souveraineté des îles Senkaku, en mer de Chine orientale, administrées par Tokyo mais revendiquées avec force par Pékin sous le nom de Diaoyu. Les garde-côtes japonais sont chargés de la surveillance maritime autour de ces îles autour desquelles des navires gouvernementaux chinois croisent souvent ces dernières semaines.

La totalité de la somme annoncée sera ponctionnée sur un fonds de réserve, aussi cet argent était déjà inscrit au budget de l’exercice d’avril 2012 à mars 2013, mais sous une autre ligne.

En conséquence, aucun vote parlementaire ne sera nécessaire pour attribuer ces fonds, ce qui arrange le Premier ministre de centre-gauche, Yoshihiko Noda, confronté à l’opposition résolue du principal parti de droite qui l’appelle à organiser au plus tôt des élections législatives anticipées.

Aucune date n’a encore été fixée pour cette élection, qui doit avoir lieu au plus tard l’été prochain, mais le lancement de ce plan de soutien est largement perçue comme un moyen pour M. Noda de doper sa popularité chancelante dans la perspective du scrutin.

La croissance de la troisième puissance économique mondiale a été robuste au premier trimestre grâce au versement de financements publics pour accélérer la reconstruction du nord-est mais a nettement ralenti au deuxième trimestre et de nombreux économistes jugent que le PIB du pays a depuis commencé à baisser.

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