Un puissant séisme frappant Tokyo endommagerait fortement les télécommunications, les réseaux de distribution d’énergie et d’eau et priverait d’électricité la moitié des usagers de Tokyo Electric Power Co., selon les estimations du comité du gouvernement.

 

Le comité a récemment publié un rapport affirmant qu’un séisme de magnitude 7, dit le ‘Big One’, avait 70% de chance de se produire à Tokyo dans les 30 prochaines années.

Ce rapport fait écho à d’autres documents publiés il y environ 30 ans et énonçant les mêmes statistiques mais ne précisant pas quand cette période des ’30 prochaines années’ débuterait.

L’université de Tokyo a néanmoins annoncé en 2012 que les chances qu’un séisme d’une telle magnitude frappe la capitale étaient de 70% dans les 4 ans et de 98% dans les 30 prochaines années.

Dans un tel scénario, environ 14,4 millions de tokyoïtes pourraient ne plus avoir accès à l’eau. De plus, le tremblement de terre devrait forcer l’arrêt rapide des centrales thermiques et priver 12,2 millions de foyers d’énergie.

Ainsi, la capacité de TEPCO devrait chuter à environ la moitié des besoins en été, lorsque la demande atteint un pic de 50millions de kilowatts.

Ces prévisions soulèvent également la question de la différence des fréquences du réseau électrique entre l’est à 50Hz et l’ouest à 60Hz du Japon. Actuellement, seuls 1,2 millions de kilowatts peuvent être transférés entre les 2 régions.

Cependant, un projet est en cours afin d’augmenter la capacité de conversion à 2,1 millions de kilowatt d’ici 2020, bien que ce transfère ait un effet limité pour atténuer la pénurie sur Tokyo.

En réponse à ces prévisions, les diverses entreprises responsables de la maintenance et les gouvernements locaux coordonnent leurs actions afin de se préparer au mieux au redouté ‘Big One’.

Bien qu’il soit plus que probable que les stations à essences ne soient pas opérationnelles après le séisme, des réserves d’essence ont déjà été faites. Néanmoins, le comité prévoit une demande notamment en diesel pour les transports d’urgence et en kérosène pour le chauffage.

Après la catastrophe de mars 2011, NTT East Corp a réalisé des réserves de combustible afin d’assurer le fonctionnement des communications du gouvernement pour au moins 6 jours, même durant une coupure de courant généralisée.

Durant le premier jour de toute catastrophe les communications via téléphones fixes et mobiles seront quasi inexistantes pour le public à cause du blackout énergétique, des dommages subis par les installations de télécommunications et de la restriction des lignes opérationnelles pour les urgences.

De plus, les emails envoyés depuis les smartphones devraient être fortement ralentis. Cependant les réseaux sociaux tels que Facebook ou LINE devraient pouvoir fonctionner correctement, à condition d’éviter un trop grand afflux de vidéos qui encombrerait les lignes selon un officiel de NTT Docomo.

 

Source: bulletins-electroniques.com

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