Certaines villes, situées en zone rurale, tentent de trouver de nouvelles idées pour attirer les touristes. La ville de Saga a décidé de jouer la carte de l’originalité en tournant le court métrage d’horreur « L’Alien d’Araike ».

 

Sombre et menaçant, ce film de 2,30 minutes débute avec un jeune couple découvrant les restes séchés d’une créature de la mer possédant le corps d’une anguille, des dents pointues et une peau translucide.

On surnomme cette redoutable créature venue de la mer Warasubo ou WRSB.

Des scientifiques analysent l’alien. L’un d’eux murmure «Tout va être mangé ». Le premier ministre est informé de la présence des créatures. La CIA est également appelée à faire face à la menace.

Alors que tout cela semble être une fiction, il s’avère que « L’alien d’Araike » existe bel et bien !

L’Odontamblyopus lacepedii, connu localement sous le nom de « warasubo », se trouve uniquement au Japon dans la mer d’Ariake, ainsi que dans d’autres parties de l’Asie.

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Presque aveugle, il est possible de voir ses vaisseaux sanguins à travers sa fine peau. Cette créature n’effraie pas la population locale, bien au contraire ! Le warasubo est depuis longtemps considéré comme un mets délicat, servi le plus souvent séché accompagné d’une bière froide.

En raison de la baisse du nombre de touristes, de nombreuses communes à travers le Japon tentent d’attirer les voyageurs avec des images de temples, de sanctuaires, de paysages ou encore de plages. Les fonctionnaires de Saga ont eu la brillante idée d’essayer quelque chose de différent.

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« Nous avons placé nos espoirs sur le warasubo, cette étrange créature locale, pour faire connaitre la ville auprès du public », indique Chizu Nagumo, chargée de promotion touristique.

« Nous savions que les téléspectateurs n’y porteraient pas attention si la vidéo n’avait rien d’inhabituel » a-t-elle ajouté.

Sorti en mars, la vidéo promotionnelle a déjà été vue plus de 140 000 fois sur YouTube et a été nominée dans la catégorie Tourisme au Festival de courts-métrages Short-Shorts.

Réalisé avec un budget de 9300 €, on estime les retombées économiques générées à plus de 900 000 €.

Les entreprises locales n’ont pas tardé à adopter la créature comme nouveau symbole. Les restaurants ont ainsi fait le plein de warasubo et les magasins vendent désormais des souvenirs à la forme du poisson.

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