Les fameux « Bento » japonais, avec leur côté simple et fonctionnel ont aujourd’hui  beaucoup de succès en France et au-delà, et c’est en partie grâce à l’entreprise Bertrand, une société de Kyoto qui fait voyager ces boîtes à déjeuner japonaises vers l’Europe et les États-Unis.

 

La société a été fondée par Thomas Bertrand, un entrepreneur français qui mit les pieds au Japon, tout d’abord comme simple touriste, en 2002 :

« Je me sentais libre et à la maison, comme si j’avais vécu au Japon pendant des années, malgré le fait que je ne parlais pas japonais », se souvient Thomas Bertrand, 33 ans.

Après des études à l’Université de Kyoto en 2003-2004, il trouva un emploi dans une entreprise de conception à Osaka, mais pensait déjà à lancer sa propre entreprise au Japon.

En 2008, sa mère lui annonce qu’on parle du bento dans un magazine féminin français et que beaucoup de françaises étaient impatientes de l’essayer.

Flairant l’opportunité, Il saisit sa chance et visita un fabricant de conteneurs dans la préfecture d’Ishikawa, renommé pour sa laque Wajima-nuri et finit par acheter des conteneurs pour bento.

Trois semaines plus tard, il mit en place une boutique en ligne en langue française, les ventes n’ont cessé d’augmenter depuis.

Les « bento » de Bertrand ont obtenu leur réputation principalement grâce au bouche à oreille en France, et ses boîtes à déjeuner font de plus en plus d’apparitions dans les magazines et journaux français.

« C’était peu de temps après la faillite de Lehman Brothers (en 2008) », a déclaré Bertrand. « Ils ont écrit des articles intéressants, disant que le bento était économique et sain. C’est alors devenu un sujet de conversation « .

Les hôtels haut de gamme aux Etats-Unis et en Europe sont aussi clients,  ils utilisent les boîtes à déjeuner de Bertrand pour leurs petits déjeuners et leurs services de chambre. Les boîtes sont également devenues un moyen de servir des hors-d’œuvre à la plage.

La société vend actuellement plus de 30 000 boites par an.

Le volume de bento que Bertrand envoie à l’étranger chaque jour dépasse les ventes de grands détaillants en ligne comme Rakuten. L’entreprise possède aujourd’hui des clients dans environ 85 pays, y compris en Asie et en Afrique.

Pas du genre à se reposer sur ses bento, Bertrand a créé un site Web en anglais en 2010,  puis un site japonais l’année suivante.

En Avril 2012, la société a ouvert un magasin, Bento & Co, dans le centre de Kyoto, et il a récemment participé à des expositions en Europe et aux États-Unis.

Bertrand espère que le succès mondial de ses boîtes à bento amènera un peu de Japon auprès du reste du monde.

 

Source: Asahi

Discussions

5 Réponses

  1. Anko

    Il a pas inventé l’eau chaude hein ! C’est juste acheter pour revendre à l’étranger. Aucune innovation ou apport de valeur ajoutée !
    Il a réussi a faire perdurer son entreprise, mais de là a parler de succes story, non !

  2. Zobylamouche

    Mouais, ca sent la promotion personnelle a plein nez cet article. Je ne pense pas que Monsieur tout le monde vient au Japon comme touriste puis etudie a Kyodai avec l’idee de monter sa proppre entreprise. C’est simplement de gros moyens financiers investis au depart qui lui ont permis de monter sa boite, c’est pas si succes story que ca. Il me parait egalement pretentieux de pouvoir depasser les detaillants Rakuten avec seulement 30 000 boites par an (moins 100 par jour). Certains detaillants Rakuten expedient 500 boites par jour, pensez-vous vraiment qu’un petit libraire peut vendre plus de livres qu’Amazon ? C’est pas de l’info mais de la pub gratuite !

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