Dopée par la fabrication de semi-conducteurs et d’écrans à cristaux liquides de petite et moyenne taille, la production industrielle nippone a progressé de 1,6% au mois d’octobre. Toutefois, celle-ci s’affiche en recul de 4,5% sur un an, conséquence du ralentissement de l’économie mondiale.

 

Le chiffre est à peine encourageant. Au mois d’octobre, la production industrielle nippone a progressé de 1,6%, selon des données révisées publiées vendredi par le ministère de l’Industrie. D’après l’institution, cette progression est à mettre sur le compte des secteurs de l’électronique, des métaux transformés et des équipements pour les transports. Ceux-ci ont tiré l’activité industrielle de l’archipel, a précisé le ministère de l’Economie, du Commerce et de l’Industrie (Meti). Plus précisément, c’est la fabrication de semi-conducteurs et d’écrans à cristaux liquides de petite et moyenne taille qui ont soutenu l’indicateur.

Toutefois, cette progression est à relativiser : sur un an, la production industrielle a en effet reculé de 4,5%. L’activité manufacturière nippone souffre largement du ralentissement de l’économie internationale dû à la crise européenne. Pendant l’été, les constructeurs d’automobile ont ainsi réduit le rythme dans leurs usines de pièces détachées et d’assemblage, en raison de la fin prévue d’un programme nippon de subvention publique à l’achat de véhicules non polluants.

 

Tokyo en récession

 

Autre indicateur de la morosité économique du Japon : la Banque du Japon a indiqué vendredi que l’indice Tankan de confiance des grandes entreprises manufacturières a chuté de 9 points en décembre par rapport à septembre. Il s’élève désormais à -12 points. Or cet indicateur mesure la différence entre le pourcentage de sociétés qui jugent la situation favorable et celles qui l’estiment défavorable. Le résultat de décembre signifie donc qu’une assez nette majorité des grandes firmes manufacturières juge désormais la situation de manière défavorable.

En clair, le Japon est loin d’être sorti d’affaire. D’autant que lundi, le gouvernement a annoncé que le pays était entré en récession. D’après les chiffres officiels révisés, le PIB a en effet reculé de 0,9% au troisième trimestre par rapport aux trois mois précédents, et de 3,5% sur un an.

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