Lorsque les yakuzas souhaitent quitter leur vie de criminel et trouver un emploi stable, ils peuvent désormais contacter la police.

 

L’Agence Nationale de la Police a décidé de lancer une campagne nationale afin de proposer un nouvel emploi aux anciens yakuzas. Cette campagne fait suite au succès rencontré par la police de Fukuoka, qui est l’origine de l’initiative.

« Une coopération renforcée avec des organisations d’autres préfectures permettra d’augmenter les chances pour les ex-yakuza de trouver un emploi. » a déclaré un responsable de la police de Fukuoka. « Cela se traduira par un nombre croissant de démissions et affaiblira la puissance des groupes de yakuzas. »

Beaucoup d’anciens yakuza, appelés « yamebo » préfèrent travailler à l’extérieur de la préfecture de Fukuoka, de peur de représailles de la part du groupe criminel auquel ils appartenaient autrefois.

Par conséquent, il est parfois difficile pour les organismes de soutien de leur trouver un emploi. Cette campagne à l’échelle nationale devrait aider à atténuer ce problème.

Selon la police, à la fin de l’année 2014, on dénombrait 53 500 yakuzas ou personnes ayant un lien étroit avec eux.

Entre 2010 et 2014, les efforts de la police et d’autres organisations ont permis à 2930 yakuzas de quitter leurs gangs.

Récemment, on a remarqué qu’un nombre croissant de gangsters quittaient le syndicat du crime Kudo-kai.

Kudo-kai, un clan de yakuza basé à Fukuoka, comptait 790 membres fin 2014, mais 16 membres sont partis l’année dernière. 24 autres membres ont également suivi entre Janvier et Juin de cette année.

Depuis le mois de septembre, la police préfectorale a accru sa répression. Satoru Nomura, le parrain du clan Kudo-kai, âgé de 68 ans, a été arrêté pour meurtre. D’autres membres hauts placés ont également été épinglés.

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▲ Arrestation de Satoru Nomura

Selon des responsables de la police préfectorale, le nombre de yamebo issu du clan Kudo-kai a augmenté car celui-ci est devenu incapable d’exercer une forte influence sur ses membres depuis la répression.

Un membre a par exemple été contraint de payer ¥ 50,000 (370 €) au clan chaque mois. Vivant avec un budget très serré, il a dû payer sa contribution grâce aux allocations touchées par sa femme.

Le gangster a ensuite demandé à la police préfectorale son soutien pour quitter le clan Kudo-kai. Les policiers l’ont mis en contact avec un organisme de soutien aidant les ex-détenus désirant trouver un emploi régulier.
Il a finalement rejoint une entreprise de construction située à l’extérieur de la préfecture de Fukuoka et est parti avec sa famille s’installer là-bas.

Cet organisme de soutien a commencé à aider les yakuza désirant quitter leur clan pour un travail honnête en 2012. 10 personnes ont pu trouver un travail grâce à eux.

Cet organisme travaille en partenariat avec 480 entreprises de la préfecture, mais seulement 5 % d’entre elles ont des bureaux à l’extérieur de la région.

C’est à ce niveau qu’intervient la police nationale en formant un groupe de travail à l’échelle nationale qui reliera les départements de police préfectorale à ces organismes de soutien.

Ce groupe de travail, dont l’objectif est d’augmenter le nombre d’entreprises acceptant les yamebo et introduire un système de partage des informations connexes sur une base nationale, a tenu sa première réunion à Fukuoka aujourd’hui, le 16 Juillet.

police-fukuokaSource : Asahi

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