Les Japonais devraient investir davantage en France, a estimé jeudi à Tokyo la ministre française de l’Innovation, des PME et de l’Economie numérique, Fleur Pellerin, en expliquant que les possibilités sur le territoire français sont insuffisamment perçues, notamment dans les domaines technologiques.

 

Parmi les pays asiatiques, le Japon est certes le deuxième partenaire économique de la France et son premier investisseur, créateur de 70.000 emplois et salué pour sa discipline vis-à-vis des réglementations, mais cela ne suffit pas.

« Le potentiel n’est sans doute pas pleinement exploité », a-t-elle constaté.

« Les Japonais investissent aujourd’hui beaucoup plus au Royaume-Uni ou en Allemagne qu’en France », pour des raisons historiques (présence nippone déjà forte, meilleur accompagnement des expatriés…).

« Nous ne pouvons pas nous satisfaire de cette situation », a insisté la ministre qui veut « faire en sorte que la France devienne le premier partenaire du Japon en Europe ».

Elle a rappelé les mesures d’amplification des actions incitatives prises par le gouvernement (simplification des procédures, amélioration des infrastructures, notamment d’accès à internet à très haut débit…).

Fleur Pellerin pense que certains atouts de la France devraient être mieux mis en avant.

Et d’oser: « il faut faire comprendre aux Japonais qu’il n’y a pas meilleur endroit pour développer une activité qu’en France », dont elle juge indiscutable l’attractivité, s’appuyant notamment sur le fait que des sociétés de pays autres que le Japon y investissent et créent des emplois avec satisfaction.

Las, aux yeux des Japonais, la France n’est pas suffisamment vue comme un pays offrant des perspectives de développement dans des secteurs autres que ceux pour lesquels elle est réputée.

« Il faut davantage expliquer aux entrepreneurs japonais les perspectives qu’ils peuvent trouver en France », recommande-t-elle.

« L’image de la France est souvent limitée à l’art de vivre, au luxe, à la gastronomie, et les Japonais n’ont pas conscience des gisements potentiels dans des secteurs technologiques ».

Il y a selon elle pourtant « à l’évidence des partenariats à faire dans ces domaines », citant celui du jeu vidéo, un exemple non pris au hasard puisque la ministre a notamment rencontré des dirigeants de Sony, géant du secteur.

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