Bandô Tamasaburô est à Paris

 

Yukio Mishima disait de lui : « Tamasaburô, dont l’élégance et la délicatesse évoquent le travail de l’ivoire [est la] preuve vivante de la vitalité du kabuki. »

Depuis, ce danseur de 62 ans (mais qui en paraît 20 de moins) a été élevé en 2012 au rang de « Trésor national vivant », orfèvre et maître incontesté de l’« onnagata », cet art d’endosser avec grâce des rôles féminins. La « fleur du kabuki », selon Mishima.

 

Kimono de soie

 

Enfant doué au point d’être « adopté » à 14 ans par une famille de kabuki, Bandô Tamasaburô ne voyage que rarement hors du Japon. « C’est difficile, dit-il modestement.

Monter un spectacle demande du temps et on se demande toujours comment le public va réagir. » Avec enthousiasme !

Pour celui qui a offert ses talents à Béjart, Yo-Yo Ma ou Andrzej Wajda, il s’agit d’exprimer « de manière stylisée le cœur de la femme », rappelle-t-il.

Un cœur qui saigne le plus souvent… Pour la première fois depuis vingt-six ans, il revient danser à Paris, tout en kimono de soie et maquillé de blanc. Jiuta, tout d’abord, trois solos « conçus pour des représentations intimistes ».

Et dès mardi, il mettra en scène et interprétera trois des 55 actes du célèbre opéra chinois, Le Pavillon aux pivoines. Il lui a fallu trois ans pour en apprendre le chant. « A l’oreille, précise-t-il, car je ne le comprends pas ».

 

Source:20 minutes

Discussions

Laisser un commentaire