Au Japon, ce dimanche, c’était la parade annuelle des Gays, et il y avait une invitée-surprise de choix : la femme du Premier ministre conservateur Shinzo Abe.

 

Akie Abe a ensuite dit sur sa page Facebook le plaisir qu’elle avait eu à participer à ce défilé – qui a rassemblé plus de 3 000 personnes, et qu’elle voulait aider à construire une société sans discriminations. L’épouse du Premier ministre n’en est pas à son coup d’essai.

Akie Abe se considère elle-même comme « un parti d’opposition » dans le ménage. De fait si Akie Abe, 51 ans, estimait lors de l’élection de son mari être une « messagère » du Premier ministre, chargée d’établir des connexions avec ceux qui ne partagent pas ses vues, ses opinions à elles, libérales, ne rejoignent pas franchement celles, nationaliste et conservatrices, de Shinzo Abe.

Diplomatiquement, le Japon est à couteaux tirés avec la Chine et la Corée – mais en décembre dernier Akie Abe, passionnée par la pop culture coréenne, préparait un plat traditionnel du pays à l’ambassade de Corée à Tokyo et affirmait avoir été invitée à Séoul comme à Pékin.

Son mari veut rouvrir les centrales nucléaires du pays, qui n’ont pas été redémarrées depuis Fukushima ? Dès qu’elle le peut, elle répète que la catastrophe l’a convaincue que le Japon doit se passer du nucléaire. Elle a déjà dit son scepticisme face à l’accord de partenariat économique que son mari négocie actuellement avec les Etats-Unis.

Et ce dimanche, elle était donc sur un char de la Gay Pride japonaise à Tokyo, à saluer les passants, pour afficher son soutien aux minorités sexuelles. Certains disent qu’elle donne une idée plus douce du parti de son mari, d’autres qu’elle joue contre son camp.

« Elle suit son chemin, expliquait il y a un an le Premier ministre, mais lorsque le moment est critique, on peut travailler ensemble ».

 

Source: RFI

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