La Corée du Sud a réfuté les déclarations du premier ministre japonais Yoshihiko Noda selon lesquelles le problème des femmes coréennes forcées à se prostituer pour les soldats japonais pendant la Seconde Guerre mondiale avait été légalement résolu.

La réaction sud-coréenne a eu lieu lundi après des déclarations faites lors d’une interview de M. Noda avec le Wall Street Journal. Il y affirmait notamment que le Japon avait résolu légalement le problème des femmes dites « de réconfort » et ajoutait que le gouvernement japonais avait exprimé ses excuses et son remord dans un communiqué, dès 1993.

M. Noda avait également expliqué au cours de l’entretien qu’un fonds avait été créé en 1995 pour verser des compensations aux femmes en question. Un responsable du ministère sud-coréen des Affaires étrangères et du Commerce a cependant déclaré à la presse sud-coréenne que les remarques du premier ministre japonais étaient malvenues car le contentieux concernant les femmes « de réconfort » n’avait pas été résolu lors de la signature du traité de 1965 normalisant les relations entre les deux pays. Selon ce responsable, le fonds mentionné par M. Noda n’est pas reconnu par la Corée du Sud comme une entité gouvernementale officielle car il a été créé par le secteur privé en tant qu’instrument d’assistance humanitaire.

 

 

Source: NHK

Discussions

Laisser un commentaire