Selon la Banque du japon, le produit intérieur brut du pays devrait augmenter de 1,1% d’ici à mars 2015 : 0,3 points de moins que prévu en janvier. L’objectif d’inflation devrait en revanche atteint. Ce qui conforte la banque centrale dans sa politique.

 

Moins de croissance que prévu, et une politique d’assouplissement monétaire inchangée. C’est ce qui ressort du rapport semestriel sur l’économie publié mercredi par la Banque centrale du Japon (BoJ).

Selon la BoJ, entre avril 2014 et mars 2015, l’économie du Japon devrait devrait connaître une expansion de 1,1%, soit 0,3 point de moins qu’estimé lors de la dernière actualisation de ces données en janvier.

Concernant les causes de cet optimisme plus mesuré, le gouverneur de la BoJ, Haruhiko Kuroda, a expliqué :

« La prévision de croissance pour 2014-2015 est abaissée en raison d’une reprise des exportations plus lente que prévu ».

 

Impact limité de la hausse de la TVA

 

Selon l’institution, l’économie subit actuellement les effets de la hausse de 3 points, à 8%, de la taxe sur la consommation (équivalente à la TVA française) du 1er avril dernier, qui a poussé les consommateurs à acheter des produits en masse avant la date fatidique et qui réduit depuis d’autant la fièvre acheteuse.

La BoJ a néanmoins estimé que les effet pervers de cette hausse de taxe « se dissiperaient sans doute à partir de cet été ».

 

La politique monétaire ne sera pas ultérieurement assouplie, pour le moment*

 

La Banque du Japon par ailleurs annoncé, quelques heures avant la publication de son rapport sur l’économie, qu’elle maintiendra sa politique monétaire en l’état, en continuant d’élever la base monétaire de 60 à 70.000 milliards de yens par an (425 à 500 milliards d’euros), sans toutefois donner plus de précisions.

Il s’agissait ainsi de répondre aux spéculations prévisibles quant à un possible assouplissement supplémentaire de la politique monétaire de la BoJ, qui a déjà lancé sous l’égide de Haruhiko Kuroda un programme massif d’achats d’actifs financiers en avril 2013, afin de mettre un terme à une quinzaine d’années de déflation. Jusqu’à présent, la banque centrale a conduit cette politique en rachetant entre autres des obligations d’Etat sur le marché secondaire, de façon à en accroître son stock de 50.000 milliards de yens par an.

Haruhiko Kuroda, choisi par le Premier ministre de droite, Shinzo Abe, pour conduire justement une politique monétaire ultra-accommodante, avait d’ailleurs assuré :

« Nous n’hésiterons pas à faire des ajustements pour atteindre notre objectif de 2% d’inflation, si nos prévisions devaient être remises en cause » par la réalité des chiffres dans les mois à venir.

 

Un objectif : sortir de la déflation

 

L’objectif de la banque centrale est de doubler la masse monétaire du Japon en deux ans, de façon à inciter les particuliers et entreprises à dépenser et investir, générant de l’activité, afin de sortir du cercle vicieux de la déflation. Elle vise une inflation durable de 2%, un taux que Haruhiko Kuroda considère atteignable dans le courant de l’année budgétaire 2015-2016.

Après avoir baissé pendant des années, les prix au détail (hors produits périssables) augmentent déjà de 1,3% d’une année sur l’autre depuis quelques mois, dopés notamment par la hausse des tarifs des denrées importées, qui ont bondi sous l’effet d’une forte dépréciation du yen. La BoJ pense que ces prix vont progresser de 1,3% pendant l’année budgétaire en cours, avant d’augmenter de 1,9% en 2015-2016 et de 2,1% en 2016-2017.

 

Source: La tribune

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