Le Comité olympique japonais (COJ) s’apprête à suspendre les subventions à sa Fédération de judo.

 

Cette annonce fait suite au scandale de l’entraîneur de l’équipe nationale féminine contraint à la démission pour «mauvais traitements», a annoncé mardi la chaîne de télévision NHK.

Ryuji Sonoda, ancien champion du monde, avait démissionné en janvier pour avoir giflé et battu régulièrement à coups de sabre en bambou des membres de l’équipe olympique féminine. Quinze jeunes filles l’ont finalement dénoncé au COJ.

La suspension, qui serait en vigueur pendant l’année fiscale qui commence en avril, constituerait la première sanction de ce genre de la part du COJ à l’encontre d’une de ses fédérations, a souligné NHK.

La gravité de la mesure peut s’expliquer par le scandale provoqué par Sonoda qui entache la candidature de Tokyo à l’organisation des JO de 2020.

La Fédération japonaise de judo a reçu quelque 260 000 dollars (200 000 euros) du COJ lors du dernier exercice.

Les violences corporelles sont devenues l’objet d’un débat tendu Japon, surtout depuis le suicide, en décembre dernier, d’un lycéen qui se plaignait d’être régulièrement frappé par son entraîneur de basket-ball.

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