La lettre avait été écrite en janvier 2004 dans un musée, qui propose de garder les courriers dix ans avant de les poster…

 

« Papa, Maman, quand vous recevrez cette lettre, je me demande si vous aurez déjà des petits-enfants? »

Trois ans après le tsunami qui a emporté leur fille âgée à l’époque de 26 ans, des parents ont reçu ce message qu’elle avait écrit il y a… 10 ans, rapporte le Yomiuri Shimbun.

« Peut-être que je serai mariée et que j’aurai un enfant, mais… et si j’étais toute seule? », continue la lettre.

Ce père de 59 ans, dont le nom n’est pas révélé, n’en croyait pas ses yeux en reconnaissant l’écriture de sa fille, qui le 11 mars 2011, travaillait comme intérimaire dans la ville de Otsuchi, dans la préfecture d’Iwate.

Au moment où le tsunami a frappé la côte, elle se trouvait à l’hôtel de ville, qui a été balayé par la vague. Son corps n’a jamais été retrouvé.

 

«Lettre du fond du cœur»

 

Fantôme ou farce macabre? En fait, la jeune femme avait écrit la lettre le 10 janvier 2004, alors qu’elle visitait le musée de Meiji-Mura, près de Nagoya.

Ce musée propose un service nommé «heartful letter» («lettre du fond du cœur») qui permet aux visiteurs d’écrire une lettre à leurs proches, qui sera envoyée avec un décalage de dix ans.

Les parents, d’autant plus inconsolables qu’ils avaient insisté pour que leur fille, partie à Kyoto, revienne travailler dans sa ville natale d’Otsuchi, où elle a probablement été tuée par le tsunami, ont peut-être été réconfortés par ces mots: «Maman, Papa, vous avez fait tellement pour moi. Maintenant, c’est moi qui vais prendre soin de vous.»

 

Source: 20 minutes

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