Sorti au Japon le 12 avril, le nouveau roman de Haruki Murakami était plus qu’attendu par les fans de l’écrivain qui n’ont pas hésité à faire le pied de grue devant les librairies de Tokyo.

 

Il fallait s’y attendre : au top des ventes Amazon avant même sa sortie en libraire, Le sans couleur Tasaki Tsukuru et son année de pèlerinage est d’ores et déjà un carton au Japon où les fans de Murakami se sont rués en librairie des les premières heures de sa mise en place.

 

Une fable sur la solitude ?

 

Tiré une première fois à 500 000 exemplaires, le livre est d’ores et déjà en cours de réimpression afin de pouvoir mettre sur le marché 100 000 exemplaires supplémentaires.

Interrogé par le Guardian, le librairie tokyoïte Michiko Mamuro a révélé que la catastrophe nucléaire de Fukushima avait servi de toile de fond à Murakami pour ce nouveau roman.

Tandis que les premières critiques de la presse japonaise parlent d’un « conte sur un homme qui tente de surmonter sa solitude et son isolement ».

La première phrase du roman donne d’ailleurs le ton : « Du mois de juillet de sa deuxième année d’université au mois de janvier de l’an suivant, Tsukuru Tazaki a vécu en ne songeant presque qu’à une chose: mourir ».

 

 

« J’avais l’intention d’écrire une histoire courte »

 

Très discret en interview, l’auteur japonais a tout de même dit quelques mots lors du lancement en justifiant notamment ses 400 pages : « J’avais l’intention d’écrire une histoire courte, mais elle est naturellement devenue longue au fur et à mesure que j’avançais.

Cela ne m’arrive pas souvent, c’est peut-être la première fois depuis La Balade de l’impossible.

Je n’avais aucune idée de ce que ce serait avant de commencer à l’écrire ».

Peut-être en dira-t-il plus à l’intention de son lectorat international lors de la conférence exceptionnelle qu’il donnera le 6 mai ?

De quoi aider le lectorat français à patienter en attendant l’annonce d’une date de sortie dans l’Hexagone…

 

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