L’autorité de régulation financière du Japon a annoncé mardi avoir donné son feu vert définitif à la fusion des entreprises gérant les Bourses de Tokyo et d’Osaka, qui pourra se concrétiser comme prévu le 1er janvier 2013.

 

La nouvelle entité, baptisée Japan Exchange Group, sera elle-même cotée sur le premier marché de la Bourse de Tokyo et à l’indice Jasdaq de la Bourse d’Osaka dès le 4 janvier, premier jour ouvré de 2013 pour les places financières japonaises.
Ce nouvel ensemble représentera la troisième Bourse mondiale en termes de capitalisation derrière NYSE Euronext – qui gère les places de New York, Paris, Bruxelles, Amsterdam et Lisbonne – et Nasdaq OMX – gestionnaire du marché électronique Nasdaq -, mais devant le London Stock Exchange – gérant les Bourses de Londres et de Milan.
« La naissance de Japan Exchange Group va permettre de bâtir un marché financier et capitalistique compétitif sur le plan international, attractif pour les investisseurs mondiaux », ont souligné les présidents du Tokyo Stock Exchange (TSE), Atsushi Saito, et de l’Osaka Securities Exchange (OSE), Michio Yoneda, dans un communiqué commun.

 

Annoncée en novembre 2011, la fusion du TSE et de l’OSE était encouragée depuis longtemps par les autorités japonaises qui espéraient l’émergence d’une place financière nippone capable de supporter la montée en puissance de concurrentes asiatiques comme Hong Kong, Shanghaï (Chine) et Singapour.
« Nous allons oeuvrer à intégrer nos systèmes, à créer des synergies et à faciliter les opérations pour les investisseurs, les courtiers, les entreprises cotées et les autres parties engagées sur les marchés », ont souligné les deux dirigeants.
Basées dans la capitale, Tokyo, et dans la région industrielle d’Osaka (centre-ouest), les deux places nippones sont sorties affaiblies du dégonflement de la bulle financière au Japon dans les années 90. Plus récemment, elles ont pâti des problèmes économiques mondiaux, des soucis d’endettement européen et des difficultés des entreprises japonaises confrontées à un yen historiquement fort.

 

La Bourse de Tokyo, un important marché d’actions, et celle d’Osaka, très présente sur les produits dérivés, veulent dégager via cette fusion des économies évaluées à 7 milliards de yens par an (70 millions d’euros).
Ces fonds épargnés permettront entre autres de moderniser leurs systèmes de transactions, épisodiquement touchés par des pannes informatiques.
A l’issue de cette fusion, le Japan Exchange Group devrait être présidé par l’actuel président du TSE, le président de l’OSE devant prendre le poste de directeur exécutif.

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