Le rapporteur spécial de l’ONU sur le droit à la santé a appelé lundi les autorités japonaises à associer davantage les communautés locales à la gestion des suites de l’accident nucléaire de Fukushima.

 

A l’issue d’une visite de 12 jours au Japon comprenant une étape dans la préfecture de Fukushima (nord-est), Anand Grover a déclaré à la presse que le gouvernement nippon devait réduire sa dépendance aux spécialistes sur ce sujet.

Les experts ne connaissent qu’une partie de la solution. Les communautés locales doivent être associées, non seulement en étant mieux informées mais aussi en étant consultées pour que leur point de vue remonte jusqu’aux autorités, a-t-il expliqué.

M. Grover a souligné que l’accident de Fukushima de mars 2011, intervenu après un séisme de magnitude 9 et un tsunami géant, avait une cause humaine, répétant une formule du rapport final d’experts mandatés par Parlement japonais sur le sujet.

 

Il a ajouté que l’incapacité du gouvernement et de la compagnie gérante de la centrale accidentée, Tokyo Electric Power (Tepco), à communiquer des informations exactes sur le niveau des radiations dans les premières semaines de la crise avait aggravé le problème.

Le rapporteur de l’ONU a notamment mis en exergue l’écart entre le taux de radiations obligeant à l’évacuation des riverains, fixé à 20 millisieverts par an au Japon dans un premier temps, contre 5 millisieverts par an fixés autour de Tchernobyl (Ukraine) après l’accident nucléaire de 1986.

Cette décision nippone a créé de la confusion parmi la population et a augmenté la méfiance des riverains à l’encontre des statistiques et des décisions du gouvernement, a déploré M. Grover.

Une centaine de milliers de personnes ont été évacuées des environs de la centrale de Fukushima dans les semaines suivant l’accident.

 

 

 

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