Tepco, l’opérateur de la centrale nucléaire accidentée de Fukushima, admet que ses «mauvaises habitudes» sont responsables de la catastrophe du 11 mars 2011, a déclaré vendredi le responsable chargé de réformer le groupe nippon.

 

Takefumi Anegawa, qui dirige la cellule de réforme mise en place par Tepco après le désastre, a fait siennes les conclusions d’un rapport parlementaire qui avait dénoncé en juillet la «collusion» entre le gouvernement, l’autorité de sûreté et l’opérateur nucléaire.

Le responsable de Tepco a jugé que ce rapport, fruit de six mois d’enquête, contenait de nombreuses descriptions «des failles de notre culture d’entreprise en matière de sécurité et de nos mauvaises habitudes». «Nous admettons, nous admettons totalement, cette part du rapport parlementaire», a-t-il dit lors d’une conférence de presse, ajoutant être en désaccord uniquement sur certains points de la partie «technologique» du document.

 

La première fois que Tepco reconnait sa responsabilité si ouvertement

 

C’est la première fois que Tepco reconnaît aussi directement sa part de responsabilité dans l’accident, l’un des plus graves de l’histoire du nucléaire civil après Tchernobyl, qui a contaminé une vaste zone et contraint 160.000 personnes à évacuer leurs domiciles après la fusion du combustible de trois réacteurs de la centrale touchée par un séisme et un tsunami d’ampleur exceptionnelle.

Dans son propre rapport sur le catastrophe en juin dernier, l’opérateur japonais avait démenti toute responsabilité, imputant au tsunami la cause du désastre tout en admettant ne pas avoir été suffisamment préparé à un tel scénario. Il y a quelques mois, le président de Tepco, Naomi Hirose, s’était lui-même avoué dérouté par les critiques contre son groupe. Désormais sous contrôle public, Tepco a été très critiqué pour son impréparation et sa réponse à la crise.

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