19000 sur 30000 intervenants après la catastrophe à la centrale nucléaire de Fukushima-1 ont subi des examens médicaux au Japon. Les bilans sont inquiétants.

 

Pour évaluer exactement l’impact de l’accident sur les liquidateurs, les spécialistes tenaient compte des données sur le mode de vie de chacun. Par exemple, fume-t-il ou non, quelles sont les conditions environnementales dans son lieu de résidence.

Les médecins ont dépisté chez environ 2 mille personnes des doses radioactives supérieures à 100 milli-sieverts (mSv). C’est une grandeur dangereuse, explique Maxime Chingarkine, chef adjoint du comité pour les l’exploitation des ressources naturelles et l’écologie à la chambre basse du parlement russe.

Si les intervenants ont reçu une telle dose sur le courant de l’année, c’est sûr que leur exposition à la radioactivité a dépassé les normes. Ces personnes doivent subir des examens médicaux systématiques à vie. Le fait même que de telles doses aient été enregistrées signifie que des processus se sont déjà enclenchés dans leur organisme.

Pour le moment on n’a dépisté de maladies provoquées directement par l’accident ni chez les intervenants, ni dans la population. On reste il est vrai divisé sur les causes du cancer, dont est décédé Masao Yoshida, chef de la commission, chargée d’évaluer les dégâts à la centrale nucléaire. Si l’on prouve un lien avec la catastrophe de Fukushima, il deviendra alors sa première victime.

A titre de comparaison. Après la catastrophe de Tchernobyl, 237 personnes furent hospitalisées sur un soupçon de syndrome, confirmé pour 134. Vingt-huit d’entre elles sont décédées quatre mois après. Entre 1987 et 2006, 19 autres sont décédées.

Les particularités de la cuisine nationale des Japonais, composée principalement du poisson et des fruits de la mer, sera l’un des facteurs à risques.

Il n’est pas du tout prouvé que maintenant toute la nourriture soit contaminée à cause des fuites d’eau radioactive de la centrale de Fukushima, néanmoins, de tels risques augmentent.

A la fin de l’année dernière on a pêché du poisson à 40 km de la centrale à teneur de substances dangereuses dépassant de cent fois la norme. Les chercheurs considèrent que portée par des courants maritimes, l’eau contaminée de la centrale nipponne a atteint la Californie.

Comment expliquer autrement que presque chaque thon pêché au large de cet Etat américain a des traces de pollution radioactive et qu’on a commencé à trouver sur le rivage des algues à teneur d’iode radioactif supérieure de 200 fois à la norme ?

Il n’est pas clair comment la situation va-t-elle évoluer par la suite, dit l’écologiste et professeur Alexeï Iablokov, conseiller à l’Académie russe des sciences.

Le fait qu’on dépiste dans le poisson une contamination radioactive indique que nous nous trompions sur la circulation des substances radioactives dans l’océan. On en trouve dans le thon pêché au large des côtes américaines. Il s’avère donc que l’accident à la centrale de Fukushima influe sur la vie dans l’océan mondial.

Selon des experts, tant que les réacteurs ne sont pas démontés, ce qu’on ne pourra pas faire avant 20 ans, l’accident continue d’exercer son effet nuisible. Des fuites d’eau radioactive sont possibles par des eaux souterraines.

On obtient de cette façon que dans les décennies à venir on n’a pas à s’attendre à une amélioration de la situation écologique touchant la centrale de Fukushima.

 

 

Source: La voie de la russie

Nipponconnection.fr – Retrouvez l’actualité quotidienne du Japon

Discussions

Une réponse

Laisser un commentaire