Tepco va volontairement stopper pour travaux ce jeudi et vendredi le système de refroidissement du combustible nucléaire usé de la piscine du réacteur numéro 3.

 

Tokyo Electric Power (Tepco) qui gère la centrale accidentée de Fukushima va tenter dans les heures qui viennent de résoudre les problèmes de sécurité et de fiabilité des systèmes de refroidissement du combustible nucléaire.

Dont ceux de la piscine du réacteur 3 qui a, au cours des dernières semaines, connus plusieurs incidents. Les systèmes similaires du réacteur numéro 4 seront aussi arrêtés vendredi, mais pendant 9 heures environ.

Tepco va intervenir pour installer des alimentations électriques en double afin de rendre l’ensemble moins vulnérable.

Cette coupure, entraînera logiquement une élévation de la température des piscines des réacteurs, mais à priori il n’existe aucun risque que celle-ci atteigne la barre des 65 degrés Celsius.

selon les derniers relevés effectués par Tepco, la température de la piscine du réacteur 3 était de 14 degrés Celsius mercredi. Toujours selon les calculs de l’opérateur japonais elle devrait s’élever de 5°C le temps de la coupure.

Quant à la température de la piscine 4 qui est de 23°C, elle devrait monter de 4°C environ durant l’intervention.

 

Des rats dans les installations

 

Tepco espère avec ces interventions conjurer le mauvais sort qui semble s’acharner ces derniers mois sur les équipements de refroidissement des réacteurs.

Mi-mars, plusieurs importants distributeurs électriques ont disjoncté après un court-circuit provoqué par un rat qui s’était glissé entre deux connecteurs. Cette semaine encore, Tepco a extirpé les cadavres de deux rats dans un transformateur, une découverte qui n’a heureusement pas mis en panne les installations.

Outre les avaries électriques, Tepco rencontre de grandes difficultés avec les réservoirs d’eau hautement radioactive que le groupe ne peut plus stocker dans des bassins en terre, s’étant rendu compte qu’ils n’étaient pas étanches.

Une mission de l’Agence internationale de l’énergie atomique (AIEA) qui a inspecté la centrale a souligné en début de semaine que la fiabilité des installations devait être renforcée tout comme devait être repensée la stratégie de gestion de l’eau radioactive accumulée, le plus gros problème à l’heure actuelle.

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