La reconstruction de la préfecture de Fukushima est à la traîne par rapport à celle des autres régions du Japon qui ont souffert du tsunami du 11 mars 2011, a déclaré mardi un responsable, ajoutant constater une augmentation inquiétante des problèmes de santé mentale.

 

Ce qui me préoccupe le plus, c’est qu’il y a une disparité dans le rythme de la reconstruction des zones du nord-est sinistrées, a expliqué Hiroshi Suzuki, à la tête d’une commission consultative pour la reconstruction de la province de Fukushima.

Iwate, Miyagi et Fukushima, trois préfectures du nord du Japon, ont été les plus durement touchées par le tsunami provoqué par un violent séisme le 11 mars 2011, une catastrophe qui a tué près de 19.000 personnes et provoqué un très grave accident nucléaire à la centrale Fukushima Daiichi.

Mais, selon M. Suzuki, la situation dans la province de Fukushima est très compliquée, en raison des répercussions de l’accident nucléaire.

Lorsque j’ai rendu visite aux communautés victimes de cette catastrophe atomique, j’ai trouvé qu’il n’y avait pas suffisamment d’attention envers la santé mentale de ces personnes, a-t-il dit. La situation est très grave.

Bien qu’ils aient la possibilité de se réunir, ils ne peuvent pas communiquer entre eux à propos des dégâts qu’ils ont subis. C’est donc à nous, les personnes non affectées directement de leur rendre visite et d’écouter ce qu’ils ont à dire, mais ces efforts ont été très insuffisants, a-t-il détaillé.

Au cours de la première année et demie qui a suivi la catastrophe, de nombreux experts se sont rendus dans les zones sinistrées, mais la plupart d’entre eux ont traversé Fukushima pour visiter Miyagi et Iwate, a précisé ce professeur émérite de l’Université de Fukushima.

Le gouvernement a ordonné à quelque 110.000 personnes d’évacuer une zone interdite autour du complexe atomique paralysé, gelant ainsi de facto la remise en état des villes et villages.

Si certains ont commencé à revenir dans les lieux les moins contaminés, à la suite d’une redéfinition plus étroite de la zone interdite, il est à craindre que certains endroits restent inhabitables durant des décennies.

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