Une alarme avertissant d’une élévation du niveau de radioactivité s’est déclenchée mercredi après-midi à l’entrée de la centrale ravagée de Fukushima, mais des examens ultérieurs ont indiqué qu’il s’agissait apparemment d’une panne d’un équipement.

 

« Une alerte a retenti ce jour à 15H55 locales » (06H55 GMT), a expliqué une heure plus tard la compagnie gérante, Tokyo Electric Power (Tepco), dans un bref communiqué.

Simultanément, la firme indiquait que tout le personnel du site avait reçu l’ordre de porter des masques intégraux.

Plusieurs annonces ont suivi, expliquant que les autres systèmes de contrôle de radioactivité ne signalaient rien d’anormal, contrairement à celui dont l’alarme s’était déclenché, mais que des examens approfondis étaient en cours.

Finalement, après analyse et changement de l’appareil, Tepco a conclu que l’alarme avait sonné sans raison et qu’il s’agissait d’une panne.

La consigne du port de masque a été levée à 20H10 locales (11H10 GMT).

Il y a un peu plus de deux semaines, une importante panne de courant avait paralysé une partie des systèmes de refroidissement du combustible nucléaire usé stocké dans des piscines des réacteurs saccagés.

La compagnie Tepco avait alors été fortement critiquée pour avoir mis trois heures avant de faire état de cette grave avarie, dont on apprit ultérieurement qu’elle avait été causée par un court-circuit provoqué par un rat.

Beaucoup des moyens techniques provisoires mis en place sur le site pour éviter le pire sont encore en service et sont de fait très vulnérables.

La situation de la centrale accidentée de Fukushima est considérée comme stabilisée depuis décembre 2011, mais le site reste très fragile, notamment en cas de nouveau séisme et tsunami comme ceux qui ont mis en péril ce complexe atomique le 11 mars 2011.

 

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