L’Ukraine et le Japon ont annoncé lundi s’être mis d’accord pour lancer un projet commun visant à surveiller depuis l’espace leurs centrales nucléaires de Tchernobyl et de Fukushima.

 

«Nous nous sommes mis d’accord pour coopérer dans le secteur spatial pour surveiller les régions autour de Tchernobyl et de Fukushima», a déclaré le ministre japonais des Affaires étrangères, Fumio Kishida, à l’issue d’une rencontre avec son homologue ukrainien, Leonid Kojara.

Le projet prévoit notamment la mise en orbite de huit satellites en miniature d’ici à 2014 pour recueillir des informations sur les effets de la fuite radioactive sur les zones voisines de ces deux centrales accidentées.

Développés par le Japon, les satellites d’un poids d’environ 60 kilos seront mis en orbite à environ 600 kilomètres d’altitude par des lanceurs ukrainiens, selon le Ministère japonais des affaires étrangères.

Les appareils devront prendre des images des zones désignées toutes les deux heures et recevront également des informations sur l’enregistrement de niveaux élevés de radioactivité dans ces zones, selon la même source.

Même s’ils sont très différents, les accidents de Fukushima et de Tchernobyl sont les seules catastrophes nucléaires à avoir été classées au niveau maximum de 7 sur l’échelle des événements nucléaires et radiologiques (INES).

A la suite d’un séisme sous-marin de magnitude 9 en mars 2011, un tsunami gigantesque s’est abattu sur les côtes du Nord-Est du Japon, détruisant de nombreuses habitations et endommageant gravement la centrale nucléaire de Fukushima.

 

«Liquidateurs»

 

Environ 19’000 personnes ont péri à la suite du séisme et du tsunami, mais il n’y a aucune statistique officielle quant aux décès directement liés aux radiations nucléaires émanant de la centrale.

De son côté, l’explosion, le 26 avril 1986, du réacteur numéro 4 de la centrale de Tchernobyl, située à une centaine de kilomètres au nord de Kiev, a contaminé l’Ukraine, la Russie et le Bélarus, alors entités de l’URSS, ainsi qu’une bonne partie de l’Europe.

Des milliers de «liquidateurs» avaient alors été dépêchés sans protection sur les lieux de l’accident pour éteindre l’incendie provoqué par l’explosion et enfouir le réacteur touché.

Le comité scientifique des Nations unies sur les effets des rayonnements ne reconnaît que la mort de 31 opérateurs et de pompiers directement liée à la catastrophe, alors que, selon Greenpeace, au moins 100’000 morts sont imputables à la contamination radioactive.

 

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Source: Newsnet

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