D’après un témoignage de l’ancien directeur de la centrale, les inspecteurs de la sécurité ont été les premiers à prendre la fuite lors de la catastrophe.

 

Masao Yoshida, directeur de la centrale atomique Fukushima à l’époque où cette dernière fut touchée par le grand tremblement de Terre à l’est du Japon et par le tsunami en Mars 2011 ; est décédé d’un cancer l’an dernier.

Cependant, son témoignage enregistré nous révèle des défauts dans la gestion de la catastrophe, qui ont probablement causé les nombreuses difficultés que la Tokyo Electric Power Company (TEPCO) a rencontré au même moment.

Selon les dires de Yoshida, les inspecteurs de la sécurité ont été les premiers à s’enfuir du site au moment du désastre.

Les inspecteurs de la sécurité travaillaient pour l’agence japonaise de sûreté nucléaire (NISA), prédécesseurs de la Commission de régularisation des énergies nucléaires (NRA).

Ils étaient supposés rester sur les lieux afin de donner une estimation factuelle et solide de ce qui devait être fait concernant l’accident et les multiples fusions du réacteur.

De ce fait, à cause du manque d’inspecteurs de la sécurité sur place, le gouvernement japonais a été contraint de majoritairement se baser sur des informations erronées et, très souvent chaotiques, venant de la TEPCO.

Ensuite, le Premier Ministre Naoto Kan s’est rendu aux bureaux de la TEPCO à Tokyo, ce qui a suivi finalement à la création d’une base de communication pour le désastre par la TEPCO et le gouvernement japonais, à Tokyo, à 230 kilomètres des lieux du désastres.

Cela représente en soi un obstacle pour un flux correct des informations et une estimation correcte des conséquences de la catastrophe.

Grâce à ce témoignage, une révision du manuel fait par le gouvernement concernant ce désastre nucléaire a été effectuée.

À présent, la NRA est obligée de rester dans un centre de commandements d’urgence dans le voisinage de certaines centrales nucléaires qui ont des difficultés à gérer la situation et à récolter des informations.

Le gouvernement est également contraint d’appeler les Forces japonaises d’autodéfense et toutes autres autorités qui pourraient aider concernant l’événement.

 

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