Le groupe d’informatique japonais a annoncé jeudi qu’il prévoyait une importante perte nette de 95 milliards de yens (750 millions d’euros) pour son exercice 2012-2013. Il envisagerait jusqu’à 5.000 suppressions de postes pour sortir la tête de l’eau.

 

Fujitsu affiche son pessimisme. Après être tombé dans le rouge à l’issue des 9 premiers mois, marqués par une perte exceptionnelle pour restructuration, le groupe japonais a annoncé jeudi qu’il allait tomber dans le rouge pour l’ensemble de l’exercice 2012-2013. Au total, celle-ci se situerait à 95 milliards de yens (750 millions d’euros), alors que le groupe escomptait un bénéfice net de 25 milliards de yens depuis le mois d’octobre, où il avait déjà abaissé sa prévision.

Au troisième trimestre, le groupe a expliqué avoir enregistré une perte exceptionnelle de 59,1 milliards de yens en raison de dépenses de restructuration, notamment celle de sa division de circuits intégrés à grande échelle (LSI), dont il a changé la localisation d’une partie de la production. Il a aussi fait part de 28 milliards de yens de dépréciation d’actifs au troisième trimestre sur des installations d’une filiale européenne dont les résultats financiers se sont nettement détériorés à cause de la récession sur le Vieux continent.

 

Un chiffre d’affaire en repli de 1,6%

 

Lors des neuf premiers mois (avril-décembre), Fujitsu a déploré un déficit net de 90,1 milliards de yens (860 millions d’euros), contre un très léger bénéfice net l’an passé. Et le chiffre d’affaires du groupe a lui reculé pour sa part de 1,6%, à 3.120 milliards de yens (30 milliards d’euros), à cause d’un repli des recettes tirées des services informatiques en Europe et d’une baisse des ventes de PC en Europe et de fibre optique aux Etats-Unis. Au Japon, les revenus de Fujitsu sont toutefois restés stables, la progression des ventes de téléphones mobiles et de produits pour les réseaux compensant la baisse des ventes de circuits intégrés à grande échelle (LSI), de composants électroniques et de PC.

Pour sortir la tête de l’eau, le groupe a fait part jeudi de son intention de tenir des discussions avec les syndicats sur des réductions d’effectifs dans le cadre d’une restructuration. Cela pourrait entrainer la suppression de 5.000 postes dans le monde. De plus, le groupe va aussi discuter avec les syndicats du transfert de 4.500 autres salariés dans le cadre du regroupement de ses activités de circuits intégrés à grande échelle (LSI) avec celles de son compatriote Panasonic.

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