L’agence Fitch a réduit jeudi les notes de la dette de Sony et Panasonic pour les ramener en catégorie spéculative, en mettant en avant les difficultés rencontrées par les deux géants japonais de l’électronique grand public.

 

La dégradation de leurs notes en catégorie « junk » par la troisième grande agence de notation porte un coup supplémentaire aux deux groupes confrontés à une concurrence féroce d’Apple et de Samsung Electronics.
La baisse de la demande au Japon, la vigueur du yen et la montée d’un sentiment anti-japonais en Chine ont aussi pesé sur les résultats financiers des deux groupes.

 

Fitch a réduit de trois crans la note de Sony, à « BB- » au lieu de « BBB-« , en jugeant que le groupe mettra du temps à se redresser.
La note de Panasonic est quant à elle abaissée de deux crans à « BB » au lieu de « BBB-« .

 

Le 31 octobre, le groupe avait dit anticiper une perte de dix milliards de dollars pour l’exercice 2012, marqué par le nettoyage de ses comptes avec de lourdes dépréciations.
Sony a quant à lui maintenu ses prévisions de résultats annuels mais n’a dégagé qu’un faible profit sur son deuxième trimestre clos fin septembre.
Sony, Panasonic et le fabricant de téléviseurs Sharp , également en difficulté, ont à eux trois accusé des pertes cumulées de 20 milliards de dollars l’an dernier, ce qui les a contraints à annoncer des plans de restructuration avec suppressions d’emplois, cessions d’actifs et fermetures de sites.
Avant l’annonce de Fitch, l’action Sony a fini en hausse de 1,8% à la Bourse de Tokyo, à 834 yens. Le titre, en baisse de 40% depuis le début de l’année, avait clôturé à un plus bas de 32 ans de 793 yens le 15 novembre.
Panasonic a terminé pour sa part en hausse de 0,7% à 407 yens, non loin de son plus bas de 34 ans de 385 yens inscrit à la clôture du 13 novembre.

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