Le Parlement européen a adopté jeudi à Strasbourg une résolution exhortant l’Union européenne (UE) à ouvrir des négociations de libre-échange avec le Japon.

« Il est capital que l’Union approfondisse le plus possible ses relations économiques et commerciales avec les grandes économies mondiales comme le Japon afin d’exploiter au maximum le potentiel d’emploi et de croissance dans le cadre de la stratégie Europe 2020 », indique la résolution.

Mais, selon la résolution, les négociations devraient être suspendues si le Japon se refusait à lever les obstacles dans des secteurs clés, notamment dans le secteur automobile.

Pour les eurodéputés, les obstacles non tarifaires sont plus difficiles à éliminer que les droits de douane. Dans le passé, de telles barrières ont empêché les entreprises européennes de bénéficier pleinement des opportunités commerciales avec le Japon.

A ce sujet, ils ont demandé d’insérer une clause contraignante de révision dans un délai d’un an à partir de l’ouverture des négociations, afin d’évaluer si le Japon a obtenu des résultats tangibles dans l’élimination des obstacles non tarifaires. Si tel n’était pas le cas, les négociations devraient être suspendues, ont affirmé les eurodéputés.

En 2011, selon le Parlement européen, le surplus commercial du Japon avec l’UE était de 18,5 milliards d’euros, dont 30% dans le seul secteur automobile, sur un total de 116,4 milliards d’euros dans les échanges commerciaux.

 

 

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