Le secrétaire général du gouvernement japonais, Yoshihide Suga, a déclaré mardi 7 mai à la presse que le gouvernement japonais n’a jamais eu l’intention de renier les paroles d’un officiel japonais reconnaissant la responsabilité du Japon dans l’utilisation des « femmes de réconfort » durant la Seconde Guerre mondiale.

 

M. Suga évoquait les paroles de Kono Yohei, son prédécesseur à ce poste, qui s’était exprimé, l’an passé, après le résultat d’une enquête, sur la question des femmes de réconfort.

Il avait admis que ces femmes, chinoises et coréennes pour la plupart, mais également de toute l’Asie, avaient été forcées par les militaires japonais à se prostituer. Il avait présenté des excuses et fait acte d’introspection.

Le Premier ministre Shinzo Abe, avant son élection en décembre dernier, avait déclaré que les propos de Kono Yohei était incorrects et qu’ils devaient être corrigés. Des propos qui avaient suscité les critiques de la Corée du Sud et des Etats-Unis, qui avaient mis une grande pression sur Tokyo.

« Le gouvernemant japonais ne souhaite pas faire de cette question des femmes de réconfort un problème politique et diplomatique », a ainsi déclaré Yoshihide Suga, qui a clairement nié la possibilité pour le gouvernement japonais de corriger les paroles de Kono Yohei.

La raison la plus probable de ce revirement serait que l’attitude prise par le gouvernement Shinzo Abe concernant les femmes de réconfort avait été critiquée par la Corée du Sud et par les Etats-Unis. La pression de ces derniers était notamment considérée comme insupportable pour le Japon.

Le porte-parole du Département d’Etat avait exprimé sa préoccupation envers cette question.

Par ailleurs, l’ancien ambassadeur américain au Japon a également averti que si le gouvernement japonais reniait les paroles de Kono Yohei, cela aurait un impact sur les intérêts japonais aux Etats-Unis, et que la plupart des Américains auraient une attitude critique face à cette position du gouvernement japonais.

 

Source: CRI

Discussions

Laisser un commentaire