Le patron d’une usine japonaise a confié sa ligne d’assemblage de pièces à des humanoïdes. Des robots qui travaillent de jour comme de nuit.

 

Les robots du futur débarquent en ville. Plus précisément dans la préfecture de Saitama, au nord de Tokyo, où le directeur de l’usine Glory vient de confesser à un journaliste des Echos avoir donner sa chaîne d’assemblage à des humanoïdes, sorte de robots 2.0 encore plus précis que les machines déjà en place.

«Les robots classiques travaillent vite et avec précision, mais ils réalisent peu de tâches différentes et n’offrent pas la souplesse et la finesse des humanoïdes», explique Katsuhiko Maruo, patron de l’entreprise.

Confronté à un vieillissement constant de sa population et des jeunes qui boudent toujours plus les ateliers, le Japon a entamé sa mutation vers les nouvelles technologies depuis un an. C’est le laps de temps qu’il a fallu à Glory, première entreprise à avoir sauté le pas, et la société japonaise Kawada Industries pour mettre sur pied ces «employés» de l’avenir.

Des machines qui doivent compléter, et non remplacer, le travail fournit par l’humain. «Nous voulons libérer l’homme des tâches subalternes et répétitives pour qu’il puisse se concentrer sur des travaux créatifs et générateurs de valeur ajoutée», affirme Kawada, leader de la robotique au Japon.

 

Pas de pause, ni de congés

 

Dans la vidéo publiée par les Échos (voir ci-dessus), on remarque que les humanoïdes travaillent à côté des humains, assemblant méticuleusement les pièces d’un trieur de billets d’une future caisse enregistreuse. Avec des yeux en forme de caméras, ces robots derniers cri peuvent effectuer jusqu’à quinze tâches différentes.

Si elles ne sont pas aussi productives que des humains, ces machines procurent de nombreux avantages quand on est patron d’entreprise. «La grande différence, c’est qu’il ne font pas de pause, ils n’ont pas de week-ends, pas de congés et ils travaillent aussi la nuit, poursuit Katsuhiko Maruo, qui compte treize humanoïdes dans son usine. Pour le Japon, le futur c’est les robots.»

Mais, un robot, combien ça coûte? L’entreprise aurait dépensé 60.000 euros pour chacune de ses machines. Un investissement coûteux mais qui peut s’avérer rentable à moyen terme. «Nous amortissons l’investissement en moins de deux ans et ensuite chaque humanoïde ne consomme que 1600 yens d’électricité par mois», explique le responsable, qui n’a pas prévu de biffer parmi ces 320 employés «normaux».

 

 

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Source: Les échos/24heures

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