Les partis politiques du Japon devraient annoncer d’ici la fin de cette semaine leurs promesses en vue des élections à la Chambre basse qui auront lieu le 16 décembre.

 

Les chefs de partis ont déjà commencé à solliciter les appuis à l’approche du 4 décembre, date du déclenchement de la campagne électorale.

Le Parti libéral démocrate, qui est le plus important parti de l’opposition, a dévoilé ses engagements la semaine dernière. Le PLD promet d’instaurer d’ambitieuses mesures d’assouplissement monétaire pour mettre un terme à la déflation et au niveau élevé du yen. Pour y arriver, la formation pourrait aussi réviser la loi qui gouverne la Banque du Japon.

Pour sa part, le Parti démocrate, présentement au pouvoir, devrait dévoiler sa plateforme électorale ce mardi. La formation dit qu’elle cherchera le moyen de fermer toutes les centrales nucléaires au Japon avant 2040.

Selon les observateurs, les principaux enjeux de cette campagne sont les mesures de stimulus de l’économie et la place du nucléaire dans la politique énergétique du pays. D’autres enjeux possibles sont la pertinence pour le Japon de participer ou non aux pourparlers de libre-échange du Partenariat transpacifique, ainsi que le dossier de la diplomatie et de la sécurité avec la Chine et la Corée du Sud dans le contexte de tensions avec ces deux pays voisins.

 

Le parti au pouvoir toujours distancé dans les sondages

 

Le Parti démocrate du Japon (PDJ, centre gauche) devrait être largement battu à l’issue des élections législatives prévues le 16 décembre, selon deux sondages parus lundi, dont l’un donne même le parti du Premier ministre Yoshihiko Noda en troisième position.

Un sondage paru dans le quotidien Yomiuri donne seulement 10% d’intentions de vote au PDJ, contre 25% aux conservateurs du Parti libéral-démocrate (PLD), et 14% aux nationalistes du Parti de la restauration du Japon (PRJ), nouveau venu sur la scène politique. Selon un second sondage, paru le même jour dans le quotidien Asahi, 13% des personnes interrogées comptent voter pour le PDJ, parvenu au pouvoir en 2009, contre 23% pour le PLD et 9% pour le PRJ.

Même si la victoire du PLD, au pouvoir presque sans interruption entre 1955 et 2009, fait peu de doute chez les observateurs, l’aspect du paysage politique du lendemain des élections reste incertain, en raison du grand nombre de formations créées au cours des derniers mois.

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